jeudi 21 août 2014

" Mets ton masque Bree, entraîne toi. Oh non. Non c’est trop mon ange. Tu esquisses juste un léger sourire dans ces moments là. Parfais. Avec une telle expression il est clair que personne ne sera ce que tu penses au fond de toi. " La mère de Bree, Desperate Housewives.

Je porte le masque de la joie,
Celui qui cache tout les émois,
Un sourire large sur les lèvres,
Pour dissimuler un coeur qui crève.

Je porte le masque de la manipulation,
Celui qui sait faire de la dissociation,
Afin d'éviter les confrontations,
Il peut détourner toutes les intentions.

Je porte le masque de la colère,
Celui faisant perdre tout bon vocabulaire,
Besoin d'envoyer tout en l'air,
Il amène sur un chemin de travers.

Je porte de la masque du charme,
Celui qui fait perdre les armes,
Il peut créer bien du vacarme,
Et parfois fait couler quelques larmes.

Je porte le masque de la sagesse,
Celui qui est plein de délicatesse,
Sachant faire preuve de souplesse,
Pour combler les âmes en détresse.

Je porte le masque de l'émotion,
Celui qui subit des variations,
Il fonctionne par graduation,
Tantôt bien, tantôt mal dans son évolution.

Je porte le masque de l'amour,
Celui qui apporte une touche glamour,
Ne rimant pas avec toujours,
Mais aimant le porter sans détour.

Je porte le masque interdit,
Celui qui apporte de la folie,
Il rend un peu plus belle la vie,
Si on sait limiter les risques prit.

Je porte le masque de la peur,
Celui qui donne des frayeurs,
Il déclenche trop souvent les pleurs,
Cherchant à chasser le bonheur.

Mon préféré est celui de la sincérité,
Celui qu'on aime pour son authenticité,
Une rare beauté apportant la sérénité,
Aussi plus difficile à garder dans la continuité.

A.V






mercredi 20 août 2014

" Nous avons perdu l'amitié du silence, nous avons peur de lui... C'est qu'il faut être fort pour le supporter. Le silence n'est richesse que pour ceux qui ont une richesse en eux-mêmes, il n'est nourriture que pour les forts. Aimer le silence, c'est aimer être seul, c'est aimer être avec soi-même. Le bruit recouvre et déguise tout ce qui est vie profonde, vie profonde de l'âme ou vie profonde des choses. Le vrai dialogue entre l'homme et le monde, c'est dans le silence qu'il s'établit. C'est pourquoi le silence est inquiétant. " Extrait de Plaidoyer pour le silence par Thierry Maulnier.

La plupart des gens ont peur d'être seul,  ils sont sans cesse en train de se plaindre du bruit alors qu'en fait c'est un besoin, ils se nourrissent du bruit,  ils ne supportent pas le silence, ils ne l'apprécient pas, ça les angoisse. Je ne les blâmes pas ces gens-là car moi aussi j'ai souffert parfois de la solitude, cela m'arrive encore, pourtant nous devrions nous servir de la liberté de pouvoir être seul pour en tirer les avantages, être seul c'est nécessaire à prendre du recul sur soi, à mieux se connaître dans une société où nous sommes toujours en train de courir, de penser à mille choses et ne plus s'écouter. 
Vous pouvez apprendre beaucoup dans un silence, dans un moment de solitude, laissez vagabonder vos pensées, écoutez vos besoins et peut-être trouverez-vous des solutions plus profondes à vos doutes, vos inquiétudes, vos envies.

Pour citer de nouveau Thierry Maulnier (journaliste, écrivain du XXème siècle) : " Partout des "bruits de fond" nous cernent et nous accompagnent. Pour connaître le vrai silence, il faut s'écarter des foyers de la concentration et des chemins de la circulation humaine : il ne nous est donné que par la campagne muette, au petit jour, par l'immobilité minérale de la haute montagne. Il nous pénètre ainsi jusqu'au coeur, plus puissant, plus saisissant qu'un cri. Il arrive alors qu'il s'anime : le chant d'un oiseau y éclate, les sonnailles d'un troupeau lointain, une pierre qui roule, un pas humain sur la route déserte y prennent un poids, une intensité bouleversante. "

Il est intéressant de méditer là-dessus car il est vrai que beaucoup de monde pense être seul alors qu'ils ne le sont pas vraiment, alors ces gens ne souffrent-ils pas plutôt d'un autre vide intérieur ? Peut-on se sentir seul en étant à la fois entouré ? Partir à la découverte de la solitude, la vraie aide énormément à prendre conscience de cela, que ce n'est pas le fait de se retrouver seul qui nous angoisse, c'est un mal être plus profond que l'on cherche à combler, encore faut-il trouver quoi et ce n'est pas forcément chose facile. J'en ai fait l'expérience, en me baladant le long de la mer, en me posant sur l'herbe d'une prairie ou encore en longeant les falaises un matin ensoleillé dans la plus belle des solitudes avec la nature je n'ai pas ressenti de malaise à être seule, je ne me suis pas sentie mal, j'étais au contraire en phase avec moi-même, j'ai écouté la vie, je me suis écoutée, j'ai entendu le monde et j'ai senti la richesse de la nature, j'ai laissé libre à mon imagination de m'emporter et je ne me suis jamais sentie aussi entouré. Alors non l'isolement n'est pas source de notre malheur, quand on sait s'en servir et quand on comprend que la solitude est un besoin tout comme le fait d'échanger avec d'autres personnes alors la peur d'être seul disparaît et c'est là que l'on peut découvrir ce qui nous effraie vraiment, ce qui se cache derrière cette peur, le masque de la solitude s'envole pour laisser place à nos véritables angoisses que l'on peut mieux combattre.

Je crois que l'acteur Robin Williams décédé récemment l'avais compris, il a dit un jour : " j'ai toujours pensé que le pire truc qui pourrait nous arriver dans une vie c'était de finir sa vie tout seul... mais c'est faux. Le pire truc qui pourrait nous arriver c'est de finir notre vie entouré de personnes qui nous font nous sentir seul... "

A méditer ...

A.V


mardi 19 août 2014

" Encore maintenant, quand j’entends dire certains que je suis plus épanouie avec mes nouvelles « rondeurs » relatives, j’ai envie de m’asseoir à leurs côtés, et de leur dire qu’il ne s’agit pas que de l’apparence physique mais aussi d’un certain vide intérieur. De leur expliquer, calmement, que le poids n’est pas la guérison. La guérison, si tant est qu’elle existe, pour des cas chroniques comme le mien, tient à une certaine acceptation de soi, de sa place, de son existence à travers ses choix et ses pensées, ses actes et son affirmation d’Etre. Et le doute que la chronicité régresse pour devenir du passé est bel et bien là, teinté de résignation. " Extrait du livre "Le ventre vide, le froid autour"

Appel à l’aide ça tiraille au plus profond de moi
J’ai besoin de te sentir petit creux à l’estomac,
Tu me fais souffrir mais il faut que tu sois là
Mon démon intérieur portant le doux nom d’Ana.

Ça commence le matin sur la balance
Déjà Ana des regards inquiets elle me lance,
Quelques grammes en moins est une délivrance
1kg en plus et s’installe une grande souffrance.

Et je prends peur quand Ana me menace
Quand je vois son pâle visage devant la glace,
Elle me montre tous mes défauts
C’est pour mon bien si je suis mal dans ma peau.

Je craque Ana au secours
Dis-moi quel est mon dernier recours,
Tu martèles dans ma tête ton discours
Je dois tout vider dans un compte à rebours.

Tu m’as dit que tu étais mon amie
Mais Ana regarde comme j’ai maigris,
On voit mes os et tu me souris
Je sombre et m’arrache à la vie.

Je ne vais pas tenir il faut que je mange
Pourquoi Ana est-ce que cela te dérange ?
Je t’abandonne tu me fais trop de mal
Je veux retrouver ma liberté, mon souffle vital.

Tu t’accroches mais cette fois je me bats
Si je vais mieux ce n’est pas grâce à toi,
Comment j’ai pu perdre si vite pied
Non ce n’est pas moi Ana c’est toi qui fait pitié.

A.V

vendredi 8 août 2014

"Je veux vivre un conte de fée" Viviane dans Pretty Woman

La pression dans mon cœur je pars pour rejoindre l’inconnu,
Qu’est-ce qui m’arrive ? Je ne réfléchis plus.
Je ne pense qu’à ce désir ardent qui monte,
Je le contiens pourtant je n’ai pas honte,
J’essaye de trouver ma place,
J’essaye de briser la glace.

L’adrénaline s’est envolée afin de laisser,
Une douce sensation pour venir apaiser,
La solitude ressentie dans un moment où l’on s’égare,
Le silence en dit long il pèse dans ton regard.

Panser les ennuies, atténuer l’absence,
Faire taire les blessures et donner un sens,
A nos vies remplies de ressemblances,
On s’uni un temps pour une même existence.

On s’apprivoise, on poursuit notre route,
Heureux sur un chemin parsemé de doutes,
Qui peut nous juger, qui peut nous blâmer,
Pourquoi devrons-nous être condamnés ?

Les portes s’ouvrent et se referment parfois,
Le cœur qui palpite, est-ce la dernière fois ?
On se retrouve et s’est encore plus fort,
Se priver du bonheur à deux on aurait tort.

Et pourquoi chercher un avenir,
Si le futur pourrait nous faire fuir,
On le construit chaque jour nous-même,
C’est un peu plus d’amour que l’on sème.

A.V

samedi 2 août 2014

« Il est bon de faire confiance au temps qui passe : l'avenir nous révèle toujours ses secrets. » Eve Belisle

Il y a bien des secrets que chacun garde en son coeur,
Peut-être parce qu'ils sont inavouables ou présage le malheur,
Mais certains cachent un véritable trésor,
Certains offrent dans notre vie un nouveau décor.

Alors pourquoi cacher un secret heureux ?
Parce qu'il peut renfermer bien des enjeux,
Il peut changer une situation et toute une vie,
Même un beau secret peut causer des ennuies.

Et si révélé il n'avait plus la même saveur,
Le secret s'envole en emportant le bonheur,
C'est dans l'inconnu que la magie opère,
Un secret enfermé mais libre comme l'air.

Parfois deux personnes sont dans la confidence,
Dans le secret réside également la confiance,
Il peut rester bien sûr dissimulé pour toujours,
Si personne ne décide de le livrer au grand jour.

Souvent il devient plus difficile à garder,
Avec le temps il finit par se dégrader,
Le secret s'installe dans nos habitudes,
On l'oublie, on le trahi par nos attitudes.

C'est pourquoi un secret doit être bien entretenu,
Contre toutes les menaces d'être mise à nu,
Car attention si on laisse envahir la tentation,
Il faudra en assumer toutes les répercussions.