lundi 30 novembre 2015

"Si la tendresse se dit parfois avec des mots, elle s’exprime et se partage avec des regards, avec des attentions, avec des gestes, avec des actes ou avec des silences ." Jacques Salomé

Peu importe ce que ta bouche ne me dit pas, peu importe si toi et moi ne comprenons pas toujours, mon âme aime la tienne et cela me suffit.
Mon coeur pour ta poitrine
Mes sourires pour tes lèvres
Mes mains pour ton corps
Mes yeux pour ton visage
Mon âme pour ta liberté
Je préfère les long silences de tes gestes qui viennent me donner de l'amour en murmurant sur ma peau; je préfère connaître le bruit de tes baisers venant chuchoter près de mon oreille et je préfère plus encore les mots dans tes yeux quand ils résonnent intensément jusque mon regard; à de vastes et copieux discours qui peuvent temporairement venir donner du baume au coeur mais le laisse vide de tendresse.
J'aime traduire tes actes et deviner tes secrets, j'aime écouter tes soupirs, entendre ton souffle au rythme des battements de ton être à travers ta poitrine. J'ai envie plus que jamais d'être là à respirer ton air ces nuits où tu partages avec moi ton oxygène.
Je continuerai à te montrer que je suis bien sur ce chemin
J'écouterai la musique quand mon corps se presse contre le tien
Je rirai à tes papouilles sur le ventre pour me réveiller le matin
Je te caresserai le coeur à m'en brûler les mains.


A.V

mardi 24 novembre 2015

Au commencement … 

Pendant des mois j'ai adoré cette adrénaline quand je levais les yeux pour l'observer pendant une seconde pour ensuite détourner le regard et faire semblant de rien, pour ne pas qu'il puisse s'en apercevoir. Qu'est-ce qu'il me prenait de réagir ainsi ? Cela faisait un moment que ça durait, en fait, je crois même que c'était depuis sa première rencontre mais je ne m'en étais pas rendu compte, ou plutôt je l'ignorais parce que j'avais trop de choses à penser, puis parce que c'était trop impensable. Pourtant au fur et à mesure je me surprenais à vouloir attirer son attention, plus j'avançais dans le temps et plus je m'employais à utiliser des mots qui ne laissaient rien sous-entendre mais qui pouvaient tout de même laisser planer le doute. Quand je sentais que son regard était posé sur moi une douce chaleur parcourrait mon échine, j'avais déjà ressenti cela auparavant, du désir, je savais ce que c'était mais là c'était différent ça en était même presque douloureux. Parfois j'imaginais ses mains sur moi et je crois qu'à ce moment je devais me mordiller la lèvre, je rougis à l'idée qu'il pouvait s'apercevoir qu'il me faisait de l'effet, gênée d'avoir ses pensées indécentes complètement interdites mais tellement délicieuses. Après tout, personne n'était dans ma tête je pouvais m'octroyer ce droit. J'avais envie de le séduire mais je savais que cela était trop risqué, et puis  j'étais convaincue que je ne l'attirais pas, c'est vrai il devait se dire (ou peut-être même qu'il ne se posait même pas la question) qu'est-ce qu'il pourrait bien faire de moi jeune, insouciante et qui manque d'expérience de la vie, que pourrais-je bien venir lui apporter de plus ? Pourtant les images qui défilaient dans ma tête me disait le contraire, moi qui jouait bien l'innocente quand il me parlait je mourrais d'envie de lui montrer à quel point je serai dévergondée dans ses bras. Je serrais les cuisses, ce feu ardent qui m'envahissait était parfois insupportable, serais-je capable de me contenter encore longtemps de simplement fantasmer son corps contre le mien ? J'essayais de me ressaisir, je n'étais ni dans une série télé, ni dans un roman, il fallait que je reprenne mes esprits et que je chasse ses idées malsaines. Malsaines, vraiment ? Qu'il y avait-il de si mal à désirer un homme inaccessible, cela m'excitait au plus profond de mon intimité que j'en ressentais des spasmes et je crois que j'espérais inconsciemment qu'il ne serait pas indifférent à mes fines convoitises quand je déambulais près de lui. Je devais me satisfaire de ces rêves secrets, vouloir lui appartenir sans que cela ne se réalise, sentir mon coeur qui palpite dès qu'il s'approchait à une distance inconvenante sans pouvoir le toucher, imaginer franchir cette barrière pour faire exploser cette jouissance que je contenais. Toute cette proximité intime que j'avais créé me fit perdre peu à peu ma réserve et je me montrais au fil des jours et des semaines un peu plus proche, cela n'avait pas l'air de lui déplaire, au contraire je sentais de plus en plus le plaisir se partager. Les mois avaient fini par former une année, l'attraction était à son paroxysme, mon corps était enflammé, ce jour-là, je levais à nouveau les yeux sur lui  je ressenti une électricité m'envahir je haletais, cette fois je ne les détournaient pas, indisciplinée je cherchais son regard et quand il croisa le mien je vis dans ses yeux le reflet de mon désir, son expression voulait tout dire, il avait compris.

A.V

dimanche 22 novembre 2015

Alors comme ça faut qu'on discute, c'est d'accord mais moi je ne sais pas le faire verbalement mes mots tu vois quand j'essaye ils se percutent. Laisse-moi t'expliquer autrement que par les paroles, par contre je te préviens ma chair quand elle s'exprime elle ne met pas de muserolle, je vais prendre ta peau comme papier à lettre, pour que je puisse te marquer au plus profond de ton être. Je ne veux pas te faire peur je vais retranscrire avec tendresse, tu m'en voudra pas si parfois je m'emporte avec maladresse, parce que chez moi la colère comme l'amour ce sont toujours traduit par les gestes alors ouvre grand les yeux pour entendre et mon corps fera le reste.

Écoute ça ...

C'est fou tout ce que j'arrive à écrire et il parait que j'ai du talent mais devant toi les mots je ne sais pas les sortir franchement c'est consternant alors c'est mon corps qui a prit les commandes il a un débit pas possible il fait aussi ce que tu lui demande c'est peut-être incompréhensible il compose une mélodie sur ta peau il décrit nos vies promptement en choisissant chaque mot il ne prend même pas son temps pour mettre de la ponctuation il a prit sa plume avec passion et tout ce qu'il te raconte il assume il est rapide mais il écrit bien il est docile mais il n'a peur de rien parfois il trime pour garder le rythme avec de jolies rimes, attends, attends, je met un point vas-y reprend ton souffle.

... 

Ok c'est reparti à l'écriture plus douce, sans ratures même je suis prise de secousses, sans bavures je dessine sur tes lèvres des maux avec mon pouce sans arrêts et sans trêves ils viennent à la rescousse. Et tu n'as pas encore entendu mon regard, attention je te le dit va falloir que tu te prépare, mes yeux ils ont une élocution particulière et quand ils te voient ils font des phrases entières. Maintenant c'est ma bouche qui bavarde dans ton cou, dans son langage elle te couvre de bisous, elle murmure dans un soupir toutes ces choses que je ne sais pas dire, c'est la tienne qui me répond qu'elle ne veut pas me faire souffrir alors ma langue te chuchote que tu ne fais que de me rendre le sourire. Puis à la pointe de mes seins je correspond avec ton torse, j'écris lentement mais j'appuie avec force que je voudrai que tu me serres d'avantage, et tu répliques avec audace tu comprends mieux mon langage, voilà que tu m'enlaces. C'est au tour de mes mains qui sont les plus pipelettes, dès qu'elles se posent sur toi elles ne savent pas rester muettes, pour effacer tes doutes d'un coup de gomme, pour réécrire une existence et l'encrer dans ton coeur d'homme. De mes doigts fin j'écris avec ferveur, que cette aventure est un récit sur le bonheur, je sais que ça te fait paniquer parce que tout ça je le note avec mon coeur mais ce n'est pas si compliqué, je te rassure n'est pas peur, regarde ces petites phrases mises bout à bout forment une très belle histoire qui tient debout. Et c'est sans fautes d'orthographes que peu à peu je construis sur toi mes paragraphes, je rédige avec ma plus belle calligraphie pour tu sois le plus beau livre de ma bibliographie. Je ne cherche pas à faire durer le dénouement, parce que chaque auteur ne sait pas vraiment qu'elle sera la longueur de son roman, moi je sais juste qu'il y a plusieurs tomes, je continue à écrire chaque suite que je construis avec nos atomes.

Finalement je crois qu'en fait on a tout dit dans cette conversation tu vois dans cette belle poésie il n'y a pas de place aux questions, il n'y a que des réponses qui se griffonne avec délectation. Et je crois que sur mon anatomie il y a encore pas mal de place, je t'en ferai t'inquiète si sur toi il n'y a plus assez d'espace, je ferai de nos corps un manuscrit, je m'appliquerai de ma main gauche malhabile, pour que notre histoire y soit retranscrit à l'encre indélébile.

A.V

mercredi 18 novembre 2015

"C'est ce qui fait ton charme : tu souris tout le temps mais tes yeux appellent au secours." Frédéric Beigbeder.

Une lumière blanche lui fit ouvrir les yeux, où était-elle ? La pièce n'était pas grande, les murs étaient tapissés d'une mousse matelassée épaisse, il n'y avait qu'un lit dans lequel elle était couchée. Tout était si blanc est-ce qu'elle était au ciel, au paradis ? Cette idée s'envola lorsqu'elle essaya de tendre les bras pour retirer sa couverture, ils étaient croisés contre sa poitrine et quand elle avait voulu s'en défaire elle ne pouvait pas les bouger, non pas parce qu'elle avait mal, non pas parce qu'elle était paralysée, mais parce qu'elle était habillée d'une camisole. Ce n'était pas le paradis elle s'était trompée, c'était l'enfer. Comment en était-elle arrivée là ? Elle essaya de rassembler ses souvenirs, elle avait très mal à la tête et se sentait épuisée, puis tout doucement elle se rappela, elle se mit à refermer les  yeux pour replonger dans son cauchemar et se mit à pleurer.

 "Je n'en peux plus stop, il faut que ça s'arrête, tait-toi ! Taisez-vous ! Ça suffit ! NON j'en ai marre" elle monta les escaliers à toute vitesse elle ne voyait plus rien comme si tout autour d'elle avait disparu elle ne ressentait plus rien que la colère, elle ne voyait pas les lumières, les couleurs, tout était flou et dans sa tête une douleur foudroyante la transperçait jusque dans la poitrine. Elle criait, elle hurlait de toute ses forces elle n'entendait plus, elle n'écoutait plus, elle avait perdu le contrôle, mais en dépit de son état second elle savait qu'elle était incapable de faire du mal à quelqu'un, alors elle se ferait du mal à elle-même, comme pour se punir de ne pouvoir rien faire, de ne pouvoir rien changer. Alors elle se tapa la tête contre le mur fort, très fort, elle se mit à mordre son bras, elle s'arracha une poignée de cheveux avant de se laisser tomber dans son lit la tête entre les mains, sanglotante, suffoquante, sans plus aucune notion du temps, de l'espace, sans plus aucune notion de vie. Mais ça ne suffisait pas, elle avait trop de douleur à évacuer, elle ne parvenait pas à calmer cette révolte, elle se sentait incapable de gérer la situation, cela la rendait hystérique. "Ne fais pas ça, tu n'y es pour rien, tu peux reprendre le contrôle, ça ne résoudra rien, " "tu n'es qu'une lâche, tu es inutile tout est de ta faute, tu es une vilaine fille et tu dois être punie parce que tu ne peux rien faire" elle saisit la paire de ciseaux posée sur son bureau, elle tremblait, ses yeux était inondés de larmes noires qui dessinaient d'étranges stries sur ses joues, ses cuisses étaient déjà remplis de cicatrices mais cette fois elle posa la lame sur son avant-bras et appuya très fort, un liquide rouge et épais jaillit pour venir couler le long de sa main. Les sons devenaient lointain, les images se brouillaient, la colère se dissipa et elle se sentait comme une poupée Vaudou dans laquelle on vient piquer des aiguilles. Elle se laissa glisser lentement au sol enveloppait dans une douce et lourde chaleur en regardant sa plaie ouverte, ce qu'elle ressentait ce n'était pas de la douleur, c'était du soulagement. Elle comprenait maintenant pourquoi elle s'était retrouvait là, elle n'avait pas l'intention de se donner la mort, elle n'allait jamais aussi profond que cela, elle était simplement dans un état de demi sommeil, cette légèreté qu'elle ressentait après coup où elle était inconsciente faisait qu'elle pouvait se faire emmener sans qu'elle ne s'en rend compte, elle s'était assoupie sur la civière. C'est ce qui l'avait amené ici, ses cris que les gens avaient perçu, les secours avaient été alertés qu'une fille hurlait chez elle, quelqu'un lui faisait du mal et elle était probablement en danger, et en effet, elle l'était, contre elle-même. Elle était parvenue à se lever grâce à ses jambes qui n'étaient pas attachées, elle marcha jusqu'à la porte qui était entre-ouverte la poussa avec son coude pour arriver dans un long couloir qui semblait s'étendre à l'infini. D'un pas léger elle avança en guettant du regard s'il n'y avait personne, elle aperçu une silhouette assise en tailleur par terre, elle se rapprocha, il s'agissait d'un homme grisonnant assez âgé, vêtu en noir et gris qui regardait dans le vide. Elle lui demanda en gardant une certaine distance "excusez-moi pouvez-vous me dire où nous sommes ? Suis-je dans un asile ?" l'homme ne répondit pas, il garda sa tête droite en fixant le mur, "je vous en prie aidez-moi, suis-je folle ?" l'homme leva les yeux un rictus se dessina à la commissure de ses lèvres, il posa son regard dans le sien et d'un ton à la fois moqueur et résigné il répondit "ma chère enfant, nous sommes tous fous ici."

A.V

dimanche 15 novembre 2015

"Pourquoi suis-je si plein de toi? Pourquoi est-ce que tu remplis l'espace que Dieu ne comble pas?" Ralph - Les oiseaux se cachent pour mourir.

- Que s'est-il passé Amandine, qu'est-il arrivé pour que tu sois à ce point en paix et que ta vision de la vie et du monde soit aussi belle ?

- L'amour, il m'est arrivé l'amour.
Le vrai, celui qui est en moi pour toujours et que je n'oublierai jamais.

A.V 

dimanche 8 novembre 2015

J’ai pris ma trottinette pour explorer le monde, le long d’une digue une mer d’huile et un coucher de soleil en fond de paysage. J’ai pris ma trottinette j’ai roulé comme une gamine une petite brise de vent légère dans mes cheveux ondulés un sourire plaqué sur les lèvres les yeux mi-clos. J’ai respiré l’air frais et iodé, j’ai regardé les passants, des enfants qui riaient, un couple qui se tenait main dans la main, des retraités qui racontaient des anecdotes, un groupe de personne qui rentrait chez eux. Un homme pose un regard émerveillé sur ma descente en patinette il a un léger rictus « Vous me faîtes penser à quelqu’un, une actrice, Nikita peut-être, ah non Mila Jovovich dans le 5ème élément » . Et là au bord du sable, il y a un van stationné, matelas à l’arrière, planche de surf et tête de bélier sur le devant du capot, il a une belle couleur orangé qui contraste avec les rayons du soleil, je fais le tour j'aimerai pouvoir monter dedans, m'y allonger pour regarder la nuit tomber au rythme du bruit des petites vagues. Je croise un homme en skateboard, il est si agile et slalonne avec souplesse, je pourrai rester à le contempler des heures, là sur cette plage, je suis admirative moi j'ai un guidon c'est trop facile. Il s'arrête devant le van lui aussi semble captivé, nos regards se croisent, il me sourit, je crois que mes joues rougissent, je me surprend à cligner des paupières, dans ma tête je me vois bien entourée de ses bras dans ce van. Il détourne le regard pose un pied sur son skate. Mince, il va partir, je l'observe s'éloigner pour se fondre parmi les gens, soudain à quelques mètres il s'arrête net, se retourne les yeux rivés sur moi, il me fait un signe de la main qui veut dire "vient". Je m'élance à toute vitesse je ne vois plus rien autour tout disparaît, j'arrive à sa hauteur et nous roulons côte à côte contre le monde le long des restaurants jusqu'à un angle de rue, nous tournons et disparaissons dans l'ombre. Le soleil est couché, la mer est calme, le van est toujours là.

A.V
A peine assise dans ma voiture les larmes me vinrent aux yeux comme un jaser, je ne les retenais plus pour me laisser aller dans un torrent d’émotions, je poussais des petits cris, hoquetais car mon souffle était coupé, ma respiration rapide je ne pouvais plus m’arrêter. Les mains sur le volant je ne cachais pas mon visage, j’assumais mes yeux rougis et gonflés, mes joues submergées où le khôl avait dessiné des traces noires et ma frange en bataille.
J’entendis frapper à la vitre, j’abaissais le carreau, c’était une amie qui passait par là, affolée par mon état elle avait observé la scène.
- Oh mon Dieu qu’est-ce qu’il t’arrive pourquoi es-tu si triste ?
Je sanglotais et essayais de reprendre mes esprits pour articuler :
- Je ne suis pas triste, pas du tout au contraire.
- Mais alors pourquoi pleures-tu comme ça ?
- Je pleure parce que je suis heureuse.
Oui ça y est je l'avais dit et cette fois je le pensais vraiment, j’étais heureuse et pour la première fois je le ressentais au plus profond de mon être. Par un beau matin sur une autoroute je roulais vers ma nouvelle vie, dans le ciel il y avait de la grisaille, le brouillard se levait et moi plus que jamais souriante je m'éveillais en même temps que le soleil.
Ça arrive comme ça, l’éveil spirituel comme un électrochoc, une rencontre, une parole, un geste, un événement, cela peut prendre des années puis survient un élément déclencheur et vous n’êtes plus la même personne. Soudain tout devient plus clair, vous ressentez les choses différemment, vous prenez conscience de ce qui vous entoure, vous regardez la vie de l’extérieur et vous ne pouvez pas l’expliquer mais plus rien n’est comme avant. C’est un renouveau, vous vous découvrez comme ci pendant toutes ces années vous étiez un véritable inconnu de vous-même, c’est un nouvel élan qui procure un bonheur sans nom car vous prenez conscience de ce que vous voulez réellement, vous lâchez prise en ne souhaitant plus retourner en arrière, le passé ne fait plus parti de votre nouvelle vision du monde, le futur n’en fais pas parti non plus. Vous avez atteint la résilience pour vivre le présent, vous ressentez dans l’instant, vous vous sentez prêt à affronter vos désirs comme vos peurs, vous assumez vos pensées, vous savez quelle personne vous êtes, vous avez envie de partager et de semer de l'amour et du bonheur autour de vous, vous êtes en paix avec vous-même mais aussi avec les autres. Un sentiment d’amour vous submerge, vous êtes en quête d’authenticité, les lieux, les gens que vous fréquentez avant vous paraissent superficiels, vous n'avez plus envie des mêmes choses ni de voir les mêmes personnes, vous recherchez les choses vraies, vous suivez désormais non plus ce que dicte la société mais votre cœur peu importe si l'on vous juge. Vous êtes en révolution contre le monde, vous êtes une évolution de vous-même, votre esprit s'élargit. Les pensées positives vous envahissent, vous ressentez une énergie particulière parcourir votre corps, vous ressentez de plus en plus fort cette connexion entre vous, la nature et tous les autres êtres vivants qui vous entourent, vous avez pleinement conscience de vos émotions et parfois cela vous perturbe agréablement. Vous comprenez l’impact de chacune de vos paroles, pensées et actions sur le reste du monde et vous vous en sentez désormais profondément responsable. Vous souhaitez ainsi désormais utiliser votre impact de la manière la plus positive qu’il soit. Tout cela fait que vous ressentez un profond sentiment d’extase, inexplicable. Vous ressentez des sensations très fortes dans votre poitrine, un feu qui brûle, de l’amour profond pour la vie, de la gratitude, de la joie, de l’enthousiasme, vous avez l’impression que vous ne pourriez pas être plus heureux au monde que d’avoir compris tout ce que vous avez compris. Vous vous émerveillez d’un tout petit rien aux yeux des autres mais qui pour vous est extraordinaire. Cet éveil peut faire peur, plus personne ne vous dit qui vous devez être, vous êtes le seul maître de votre existence. Cette une transition entre cette ancienne « fausse identité » que vous aviez et cette nouvelle « vraie » identité et vie, qui peut être effrayante, et vous aurez même peut être envie parfois de retourner à l’illusion, au connu, à la familiarité. Mais vous ne referez plus jamais le chemin inverse, ne supprimerez jamais plus la voix de votre âme qui cherche à exprimer sa singularité et sa vérité. A partir de ce moment vous êtes véritablement heureux et vous n’oublierez jamais l’élément déclencheur.

A.V

À la tombée du matin, à la tombée de la nuit. A l’aube de ma vie, au crépuscule de la tienne.

Dans les premières lueurs du jour, timides et voilées laissant apparaître de belles nuances blanches cherchant à percer, l’aube gracieuse et insaisissable s’éveille doucement pour poindre dans le ciel, et dans un épanouissement éclate en aurore illuminatrice et dorée. En symétrie parfaite dans les dernières lumières du jour, un magnifique crépuscule berce le soleil couchant, et, dans une demi-pénombre cuivrée des éclats majestueux viennent annoncer en silence la nuit. Deux phénomènes éblouissants tintés d’or liés par une même source : la lumière. Un doux chant énigmatique se diffuse dans le vaste azur, comme une lueur d’un espoir retrouvé, le spectre de deux auras qui se confondent offrant un spectacle de couleurs chaudes qui réchauffent doucement l’atmosphère jusqu’à atteindre l’intérieur de nos poitrines. Ils sont intimement liés, l’un éveille l’autre, une harmonie de brillance, le jour se blottit contre le soir, le soir se couche dans le jour.
Je suis l’aube de ton crépuscule, tu es crépusculairement mon aube, avec le soleil pour horizon.

A.V
J'ouvre la porte de ton antre, il fait sombre et humide, je suis nue, l'ambiance est sensuellement troublante. Un voile se pose je suis dans le flou, un brouillard s'empare de moi tel un tourbillon luminescent je ne te vois pas, je te sens. Quel est cette sensation qui m'envahit, oh j'ai mal à l'intérieur, je saigne d'une sève laiteuse entre tes bras, je me perd entre tes draps indolores, une lumière blanchâtre se diffuse devant mes yeux, la brume des ténèbres me fait vaciller et j'ai les mains liées, j'ai mon corps meurtri qui ondule à travers le nuage nébuleux, je suis au paradis des enfers. Je danse dans l'obscurité, je te vend mon âme, je prostitue mon coeur sans efficience, j'abandonne mon plaisir à la froideur de ton être, un souffle glacial parcoure ma chair je suis un mannequin désarticulé, je me dissous dans les airs. Mon esprit se libère je ne suis plus qu'une énergie vaporeuse, une entité qui se confond dans ta transparence, j'enlace ton ombre et la serre à en avoir mal à la poitrine, jusqu'à m'emparer totalement de ton essence, j'abuse de ton phantasme je le retiens entre mes doigts fins, mes jambes ne sont plus que coton, mon regard se dissipe je suis absorbée dans une nuée grisâtre et tu me retiens nos corps n'existent plus nous tombons dans un malaise, nous prenons de la hauteur je ne suis plus qu'un avec ton reflet. Dans un soupir nous disparaissons comme deux divinités endolories par nos intimités partagées, comme une brise qui nous transporte vers les songes. Deux êtres chimériques.

A.V
J'ai longtemps cru que je devrai sans cesse me battre contre la vie, qu'elle n'était qu'un champ de bataille. Hors j'ai compris que déclarer la guerre à ma propre vie était en réalité une guerre que je menais contre moi-même. Ma plus grande victoire aujourd'hui est d'avoir brandit les armes pour gagner quelque chose de bien plus puissant : la paix.

A.V
En une nuit mon masque est tombé
Parce que j'ai cru que tout allait sombré
Maintenant je ne parle plus que de toi aux étoiles
Parce qu'elles m'ont montré que ce n'est pas banal
Qu'tu veuilles me protéger quand on m'fait du mal 
Moi je le vois que tu brilles encore
Loin dans tes yeux, tu fais tous ces efforts
Ça fait longtemps que j'ai compris
Ton obscurité c'est que tu reviens de la nuit
Et je parle si souvent de la lune et le soleil
C'est qu'ils se complètent à merveille
Fais tomber le masque si tu veux
Pour qu'on les aime tous les deux
Ces astres qui ne sont pas mort
Ces rêves auxquels on a jeté un sort
Alors oui c'est vrai la terre est ronde
Et que tout est éphémère
Mais tu sais le ciel n'est pas pour tout le monde
Et alors qu'est-ce que ça peut faire si le notre part de travers
Je sais qu't'as passé l'âge
d'avoir du courage
De faire l'enfant pas sage
Pour courir après des mirages
Moi j'ai qu'un petit cœur
que tu prends dans tes bras
la nuit quand il a peur
mais qui s'bat plus fort quand tu es là
Ah et tu sais l'autre fois je me suis sentie tellement vivante
Où j'étais à tes côtés et pour les autres existante
Je t'ai gardé des tas d'histoires
faciles à croire
Et des musiques tristes à mourir
Mais qui pourtant te feront sourire
Je ne me laisserai pas de te le dire
Qu'avec du rose
Qu'avec du bleu
et toutes ces choses
Qu'on invente rien que tous les deux
Pour savoir tout se donner sans jamais s'appartenir
On m'a demandé de mettre mon masque
De faire passer une émotion à travers
Et moi je sais que dans mon regard ce qui s'y passe
Il parait qu'on peut lire la magie de tout notre univers.

A.V

samedi 7 novembre 2015

"Mais vous savez, on peut trouver du bonheur même dans les endroits les plus sombres. Il suffit de se souvenir d’allumer la lumière." Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, Dumbledore.

C'est dangereux de jouer avec le feu
Mais brûlons cette nuit tous les deux
Cette flamme ne peut pas nous faire souffrir
Le plaisir est sans douleur il est désir
Craque l'allumette maintenant
Laisse prendre ce feu ardant
Il y'a une flamme qui vient de moi
Je veux brûler vivante avec toi
C'est le feu qui rencontre l'essence
C’est l’embrasement de nos sens
J'arrive tout juste à respirer
Dans cet incendie je suis aspirée
J'ai tout ce dont j'ai besoin
Brûle avec moi et viens
On s'envolera
Comme des petites étincelles
Des jolies braises on deviendra
Pour venir embellir le ciel


A.V

jeudi 5 novembre 2015

Il vaut mieux un silence
Que des mots maladroits
Dit non sans élégance
Sans comprendre ce que l'on croit
Il vaut mieux un secret
Que l'on s'est bien gardé
Avec amour et sans regrets
Et des souvenirs bazardés
Il vaut mieux un regard
Que l'on se lance timidement
Pour se dire sans égards
Ce que l'on pense intimement
Il vaut mieux un geste
Que l'on se donne
Avec ferveur et tendresse
Dans lequel on s'abandonne
Il vaut mieux un sourire
Qui nous fait voyager
Que des paroles ne voulant rien dire
Dans lequel on se sent piéger
Il vaut mieux des actes
Et des petits murmures
Pour des sentiments intacts
Et des instants qui durent

A.V
Dans son corps de femme elle vient t'offrir ses charmes, devant ses courbes où tu baisses les armes, elle est là docile avec ses yeux plein de promesse, elle parait tellement fragile elle reste ta faiblesse. Oh ce n'est pas bon pour ton coeur pourtant il se réanime, s'abandonner à elle ah non ce n'est pas un crime, elle vient comme un cadeau du ciel avec son nœud de surprises, pour voir ton sourire celui-là même dont elle s'est éprise. Regarde comme elle a envie d'une présence, et pas n'importe laquelle c'est la tienne qui éveille ses sens, qui la rend chaque fois plus belle. Tu tires sur le ruban pour la déshabiller de l'amour, découvrir dans ses grands yeux écarquillés, le désir que tu lui apporte sans détour. Elle est le présent qui se pose devant ta porte dans son emballage, d'une douceur juvénile mais qui avec toi n'a plus d'âge, elle est recouverte de papier de soie, semble neuve et abîmée à la fois. Et une fois le paquet ouvert elle a peur de te décevoir, elle reste là la chair remplie d'espoir, pour te donner tout ce qu'elle a de meilleur, pour doucement se déballer au rythme de ton coeur.

A.V

lundi 2 novembre 2015

"C'est tous les jours que j'ai envie de te reconquérir si on veut avoir une chance qu'entre nous sa tienne c'est parce que t'existe sans moi t'es libre à tout moment de partir que j'ai envie de te retenir " Kwal - Un bout de route

Ce n'est pas le début d'autre chose
C'est juste la suite logique
D'une conséquence et d'une cause
De mon destin magique
Je commence un nouveau départ
Et je veux que tu restes
Je ne suis pas comme la plupart
Qui face au bonheur te fuiront comme la peste
Parce que sans toi ça ne sera pas pareil
Il manquerait à ma lumière la brillance
Comme un ciel ouvert mais sans soleil
Car ce sont tes éclats qui font ma radiance
Et si tu penses être parfois de trop
Je préfère cela à ce que tu ne sois pas assez
Non je ne te prend pas pour mon super héros
Ni pour un passage que je saurai effacer
Parce que tu vois c'est jour où je manque d'air
Tu viens renouveler mon oxygène
Tu viens faire tourner ma terre
Si vite jusqu'à en perdre haleine
Non ne t'arrête pas à croire que j'ai la nausée
De me retenir prisionnière d'un avenir supposé
Parce que tu donnes un souffle à mon coeur ankylosé
A mon corps que j'avais laissé trop longtemps imploser
Vois comme tu es ma plus grande source d'inspiration
Quand j'écris c'est un flot de mots qui me traverse
Et j'exprime sur papier en retenant ma respiration
Tout cet amour qui me transperce.

A.V