mercredi 30 décembre 2015

" Je cherchais l'amour mais j'ai trouvé mieux ... Je t'ai trouvé toi ... "

Nous deux c'est indescriptible, quand on me demande si on est un couple, je ne peux pas répondre oui, je ne peux pas répondre non. C'est vrai, nous n'avons jamais été ensemble réellement mais pouvons-nous dire qu'il ne s'agit là pas d'une relation ? Toi-même tu emploies ce terme, c'est que nous sommes bien liés, et ce lien est je crois bien plus fort. Je n'ai pas envie de donner forcément un nom officiel, nous sommes nous, nous avons créé notre propre histoire et je la trouve si magnifique. Tu n'es pas toujours là à me tenir la main mais tu l'as tend quand j'en ai besoin, je veux que tu sois à mes côtés et que tu me guide pour chaque étape que tu as toi pour la plupart déjà vécu. Reste auprès de moi, tu veux bien ? Je ne te lâcherai jamais quoi que tu en penses parce que tu es mon pilier, je ne peux pas l'expliquer mais tu as pris trop ton importance dans ma vie que j'ai l'impression qu'elle ne peut plus se faire sans toi. Je ne peux me résoudre à me dire que tu vis quelque part où je ne suis pas, alors je te retiens, je te montre au jour le jour, comme nous avons décidé de vivre, que je suis toujours là et que je veux y rester. Tu m'as fait vivre la plus belle année de ma vie, fais-moi en vivre d'autres comme ça encore et encore, tu sais je n'exagère rien, tu m'as fait découvrir tant de choses dont certaines je suis sûre que tu ignores, je pense aussi t'avoir fait comprendre à mon tour des choses que tu avais peut-être oublié. Parce que nous deux c'est comme ça que je le vois comme une complémentarité, une belle connexion de deux êtres qui semblent différent mais pourtant si proche quand on les assemble. Que l'on soit un couple ou pas, que ce soit de l'amour réciproque ou non, j'aime ce que nous sommes, j'aime être avec ou sans toi mais que tu ne sois pas loin, j'aime ta proximité discrète, j'aime nos instants présent, je t'aime.

A.V

mercredi 16 décembre 2015

Nous sommes allongés mon corps épouse parfaitement le sien je suis au creux de lui, je respire doucement pour humer son parfum. Je ferme les yeux, j’imagine déjà ses mains se déplaçant sur mon bassin, ses lèvres effleurés mon cou pour y laisser des traces quelques peu visibles. Son regard est ténébreux et pénétrant il me fixe sans cligner des yeux comme pour ne pas perdre une seconde la vision de mon corps.

Il porte une chemise qui sculpte parfaitement son corps fin et musclé, un pantalon vert qui lui tombe sur les hanches ce qui le rend incroyablement sexy. Un frisson me parcoure, je ne sais pas lui résister mais j’aime me faire désirer je me languis de cette attente. J’entends sa respiration se faire plus forte, son entrejambe se presser plus fortement contre la naissance de mes fesses. Puis la musique démarre, lentement les paroles s’emparent de nos âmes et nos corps deviennent les instruments…

[…]

Comment je m’appelle ?

Je ne vois plus rien je suis appuyée contre le dossier de son canapé il est derrière moi et me tient les bras il s’appuie contre mes fesses cambrées.

Monsieur

Il me retourne passe mes bras par-dessus ma tête et me cale avec le poids de son corps, il ondule au rythme de la mélodie il lâche mes mains mais je ne bouge pas c’est lui qui fait ce qu’il désire de moi.

Il m’embrasse langoureusement remonte mon débardeur le long de mes épaules l’enroule pour l’enfourner dans ma bouche. Il s’attarde dans mon cou où ses lèvres me mordillent et m’aspirent, il descend sur mon ventre pour dessiner avec sa langue des petits cercles dans mon aine, je me tortille je ne peux plus résister je l’entoure de mes mains, j’enfonce mes doigts dans la peau de son dos pour le retenir contre moi. Nous nous embrassons à s'en brûler les lèvres nos respirations sont haletantes, nous échangeons des râles de plaisir, je le serre à lui transpercer la peau. Il me porte pour m'asseoir sur lui contre le dossier qui nous maintient, mes mains posées sur le mur nos corps ne forment plus qu'un, je voudrai qu'il soit plus profondément encore en moi, que son corps me traverse, il me presse de ses mains tenant ma taille et je danse la musique inspirant les mouvements de mon bassin. Je sens sa main comme une caresse qu'il vient faire claquer cette fois sans délicatesse, huummmm. Gémissement d'une infime douleur mêlée au plaisir voluptueux, son regard est enflammé, mon coeur est emballé. Nous sommes une braise qui ne veut pas s'éteindre, il prend ma bouche dans ses mains et l'a serre pour la ramener à la sienne, il enfonce sa langue en même temps que son être, je n'ai plus prise sur rien je bascule vers l'arrière. Nos corps s'accordent, lent, rapide, lent, rapide, lent, brutal.
Je lui fais entendre les sensations qu'il me procure, je ne sais pas me taire, ses coups se font plus lent mais plus fort je le ressens partout comme une vibration qui remonte dans ma gorge. J'ai envie qu'il l'adoucie de son être, il le comprend à ma façon de caresser ma lèvre avec ma langue. Je ne peux plus m'exprimer que par des essoufflements, je suis insistante, profonde je voudrai m'étouffer de lui et je sens ses mains ferment saisir mes cheveux. Un long soupir me donne envie de presser plus fort, je sens son corps basculer et un liquide chaud couler le long de la commissure de mes lèvres, s'étendre dans mon cou jusque ma poitrine. Je le laisse se répandre intimement et savoure sa saveur comme un filtre d'amour qu'il m'offre et dont je me délecte.

Comment je m'appelle ?

A.V

lundi 30 novembre 2015

"Si la tendresse se dit parfois avec des mots, elle s’exprime et se partage avec des regards, avec des attentions, avec des gestes, avec des actes ou avec des silences ." Jacques Salomé

Peu importe ce que ta bouche ne me dit pas, peu importe si toi et moi ne comprenons pas toujours, mon âme aime la tienne et cela me suffit.
Mon coeur pour ta poitrine
Mes sourires pour tes lèvres
Mes mains pour ton corps
Mes yeux pour ton visage
Mon âme pour ta liberté
Je préfère les long silences de tes gestes qui viennent me donner de l'amour en murmurant sur ma peau; je préfère connaître le bruit de tes baisers venant chuchoter près de mon oreille et je préfère plus encore les mots dans tes yeux quand ils résonnent intensément jusque mon regard; à de vastes et copieux discours qui peuvent temporairement venir donner du baume au coeur mais le laisse vide de tendresse.
J'aime traduire tes actes et deviner tes secrets, j'aime écouter tes soupirs, entendre ton souffle au rythme des battements de ton être à travers ta poitrine. J'ai envie plus que jamais d'être là à respirer ton air ces nuits où tu partages avec moi ton oxygène.
Je continuerai à te montrer que je suis bien sur ce chemin
J'écouterai la musique quand mon corps se presse contre le tien
Je rirai à tes papouilles sur le ventre pour me réveiller le matin
Je te caresserai le coeur à m'en brûler les mains.


A.V

mardi 24 novembre 2015

Au commencement … 

Pendant des mois j'ai adoré cette adrénaline quand je levais les yeux pour l'observer pendant une seconde pour ensuite détourner le regard et faire semblant de rien, pour ne pas qu'il puisse s'en apercevoir. Qu'est-ce qu'il me prenait de réagir ainsi ? Cela faisait un moment que ça durait, en fait, je crois même que c'était depuis sa première rencontre mais je ne m'en étais pas rendu compte, ou plutôt je l'ignorais parce que j'avais trop de choses à penser, puis parce que c'était trop impensable. Pourtant au fur et à mesure je me surprenais à vouloir attirer son attention, plus j'avançais dans le temps et plus je m'employais à utiliser des mots qui ne laissaient rien sous-entendre mais qui pouvaient tout de même laisser planer le doute. Quand je sentais que son regard était posé sur moi une douce chaleur parcourrait mon échine, j'avais déjà ressenti cela auparavant, du désir, je savais ce que c'était mais là c'était différent ça en était même presque douloureux. Parfois j'imaginais ses mains sur moi et je crois qu'à ce moment je devais me mordiller la lèvre, je rougis à l'idée qu'il pouvait s'apercevoir qu'il me faisait de l'effet, gênée d'avoir ses pensées indécentes complètement interdites mais tellement délicieuses. Après tout, personne n'était dans ma tête je pouvais m'octroyer ce droit. J'avais envie de le séduire mais je savais que cela était trop risqué, et puis  j'étais convaincue que je ne l'attirais pas, c'est vrai il devait se dire (ou peut-être même qu'il ne se posait même pas la question) qu'est-ce qu'il pourrait bien faire de moi jeune, insouciante et qui manque d'expérience de la vie, que pourrais-je bien venir lui apporter de plus ? Pourtant les images qui défilaient dans ma tête me disait le contraire, moi qui jouait bien l'innocente quand il me parlait je mourrais d'envie de lui montrer à quel point je serai dévergondée dans ses bras. Je serrais les cuisses, ce feu ardent qui m'envahissait était parfois insupportable, serais-je capable de me contenter encore longtemps de simplement fantasmer son corps contre le mien ? J'essayais de me ressaisir, je n'étais ni dans une série télé, ni dans un roman, il fallait que je reprenne mes esprits et que je chasse ses idées malsaines. Malsaines, vraiment ? Qu'il y avait-il de si mal à désirer un homme inaccessible, cela m'excitait au plus profond de mon intimité que j'en ressentais des spasmes et je crois que j'espérais inconsciemment qu'il ne serait pas indifférent à mes fines convoitises quand je déambulais près de lui. Je devais me satisfaire de ces rêves secrets, vouloir lui appartenir sans que cela ne se réalise, sentir mon coeur qui palpite dès qu'il s'approchait à une distance inconvenante sans pouvoir le toucher, imaginer franchir cette barrière pour faire exploser cette jouissance que je contenais. Toute cette proximité intime que j'avais créé me fit perdre peu à peu ma réserve et je me montrais au fil des jours et des semaines un peu plus proche, cela n'avait pas l'air de lui déplaire, au contraire je sentais de plus en plus le plaisir se partager. Les mois avaient fini par former une année, l'attraction était à son paroxysme, mon corps était enflammé, ce jour-là, je levais à nouveau les yeux sur lui  je ressenti une électricité m'envahir je haletais, cette fois je ne les détournaient pas, indisciplinée je cherchais son regard et quand il croisa le mien je vis dans ses yeux le reflet de mon désir, son expression voulait tout dire, il avait compris.

A.V

dimanche 22 novembre 2015

Alors comme ça faut qu'on discute, c'est d'accord mais moi je ne sais pas le faire verbalement mes mots tu vois quand j'essaye ils se percutent. Laisse-moi t'expliquer autrement que par les paroles, par contre je te préviens ma chair quand elle s'exprime elle ne met pas de muserolle, je vais prendre ta peau comme papier à lettre, pour que je puisse te marquer au plus profond de ton être. Je ne veux pas te faire peur je vais retranscrire avec tendresse, tu m'en voudra pas si parfois je m'emporte avec maladresse, parce que chez moi la colère comme l'amour ce sont toujours traduit par les gestes alors ouvre grand les yeux pour entendre et mon corps fera le reste.

Écoute ça ...

C'est fou tout ce que j'arrive à écrire et il parait que j'ai du talent mais devant toi les mots je ne sais pas les sortir franchement c'est consternant alors c'est mon corps qui a prit les commandes il a un débit pas possible il fait aussi ce que tu lui demande c'est peut-être incompréhensible il compose une mélodie sur ta peau il décrit nos vies promptement en choisissant chaque mot il ne prend même pas son temps pour mettre de la ponctuation il a prit sa plume avec passion et tout ce qu'il te raconte il assume il est rapide mais il écrit bien il est docile mais il n'a peur de rien parfois il trime pour garder le rythme avec de jolies rimes, attends, attends, je met un point vas-y reprend ton souffle.

... 

Ok c'est reparti à l'écriture plus douce, sans ratures même je suis prise de secousses, sans bavures je dessine sur tes lèvres des maux avec mon pouce sans arrêts et sans trêves ils viennent à la rescousse. Et tu n'as pas encore entendu mon regard, attention je te le dit va falloir que tu te prépare, mes yeux ils ont une élocution particulière et quand ils te voient ils font des phrases entières. Maintenant c'est ma bouche qui bavarde dans ton cou, dans son langage elle te couvre de bisous, elle murmure dans un soupir toutes ces choses que je ne sais pas dire, c'est la tienne qui me répond qu'elle ne veut pas me faire souffrir alors ma langue te chuchote que tu ne fais que de me rendre le sourire. Puis à la pointe de mes seins je correspond avec ton torse, j'écris lentement mais j'appuie avec force que je voudrai que tu me serres d'avantage, et tu répliques avec audace tu comprends mieux mon langage, voilà que tu m'enlaces. C'est au tour de mes mains qui sont les plus pipelettes, dès qu'elles se posent sur toi elles ne savent pas rester muettes, pour effacer tes doutes d'un coup de gomme, pour réécrire une existence et l'encrer dans ton coeur d'homme. De mes doigts fin j'écris avec ferveur, que cette aventure est un récit sur le bonheur, je sais que ça te fait paniquer parce que tout ça je le note avec mon coeur mais ce n'est pas si compliqué, je te rassure n'est pas peur, regarde ces petites phrases mises bout à bout forment une très belle histoire qui tient debout. Et c'est sans fautes d'orthographes que peu à peu je construis sur toi mes paragraphes, je rédige avec ma plus belle calligraphie pour tu sois le plus beau livre de ma bibliographie. Je ne cherche pas à faire durer le dénouement, parce que chaque auteur ne sait pas vraiment qu'elle sera la longueur de son roman, moi je sais juste qu'il y a plusieurs tomes, je continue à écrire chaque suite que je construis avec nos atomes.

Finalement je crois qu'en fait on a tout dit dans cette conversation tu vois dans cette belle poésie il n'y a pas de place aux questions, il n'y a que des réponses qui se griffonne avec délectation. Et je crois que sur mon anatomie il y a encore pas mal de place, je t'en ferai t'inquiète si sur toi il n'y a plus assez d'espace, je ferai de nos corps un manuscrit, je m'appliquerai de ma main gauche malhabile, pour que notre histoire y soit retranscrit à l'encre indélébile.

A.V

mercredi 18 novembre 2015

"C'est ce qui fait ton charme : tu souris tout le temps mais tes yeux appellent au secours." Frédéric Beigbeder.

Une lumière blanche lui fit ouvrir les yeux, où était-elle ? La pièce n'était pas grande, les murs étaient tapissés d'une mousse matelassée épaisse, il n'y avait qu'un lit dans lequel elle était couchée. Tout était si blanc est-ce qu'elle était au ciel, au paradis ? Cette idée s'envola lorsqu'elle essaya de tendre les bras pour retirer sa couverture, ils étaient croisés contre sa poitrine et quand elle avait voulu s'en défaire elle ne pouvait pas les bouger, non pas parce qu'elle avait mal, non pas parce qu'elle était paralysée, mais parce qu'elle était habillée d'une camisole. Ce n'était pas le paradis elle s'était trompée, c'était l'enfer. Comment en était-elle arrivée là ? Elle essaya de rassembler ses souvenirs, elle avait très mal à la tête et se sentait épuisée, puis tout doucement elle se rappela, elle se mit à refermer les  yeux pour replonger dans son cauchemar et se mit à pleurer.

 "Je n'en peux plus stop, il faut que ça s'arrête, tait-toi ! Taisez-vous ! Ça suffit ! NON j'en ai marre" elle monta les escaliers à toute vitesse elle ne voyait plus rien comme si tout autour d'elle avait disparu elle ne ressentait plus rien que la colère, elle ne voyait pas les lumières, les couleurs, tout était flou et dans sa tête une douleur foudroyante la transperçait jusque dans la poitrine. Elle criait, elle hurlait de toute ses forces elle n'entendait plus, elle n'écoutait plus, elle avait perdu le contrôle, mais en dépit de son état second elle savait qu'elle était incapable de faire du mal à quelqu'un, alors elle se ferait du mal à elle-même, comme pour se punir de ne pouvoir rien faire, de ne pouvoir rien changer. Alors elle se tapa la tête contre le mur fort, très fort, elle se mit à mordre son bras, elle s'arracha une poignée de cheveux avant de se laisser tomber dans son lit la tête entre les mains, sanglotante, suffoquante, sans plus aucune notion du temps, de l'espace, sans plus aucune notion de vie. Mais ça ne suffisait pas, elle avait trop de douleur à évacuer, elle ne parvenait pas à calmer cette révolte, elle se sentait incapable de gérer la situation, cela la rendait hystérique. "Ne fais pas ça, tu n'y es pour rien, tu peux reprendre le contrôle, ça ne résoudra rien, " "tu n'es qu'une lâche, tu es inutile tout est de ta faute, tu es une vilaine fille et tu dois être punie parce que tu ne peux rien faire" elle saisit la paire de ciseaux posée sur son bureau, elle tremblait, ses yeux était inondés de larmes noires qui dessinaient d'étranges stries sur ses joues, ses cuisses étaient déjà remplis de cicatrices mais cette fois elle posa la lame sur son avant-bras et appuya très fort, un liquide rouge et épais jaillit pour venir couler le long de sa main. Les sons devenaient lointain, les images se brouillaient, la colère se dissipa et elle se sentait comme une poupée Vaudou dans laquelle on vient piquer des aiguilles. Elle se laissa glisser lentement au sol enveloppait dans une douce et lourde chaleur en regardant sa plaie ouverte, ce qu'elle ressentait ce n'était pas de la douleur, c'était du soulagement. Elle comprenait maintenant pourquoi elle s'était retrouvait là, elle n'avait pas l'intention de se donner la mort, elle n'allait jamais aussi profond que cela, elle était simplement dans un état de demi sommeil, cette légèreté qu'elle ressentait après coup où elle était inconsciente faisait qu'elle pouvait se faire emmener sans qu'elle ne s'en rend compte, elle s'était assoupie sur la civière. C'est ce qui l'avait amené ici, ses cris que les gens avaient perçu, les secours avaient été alertés qu'une fille hurlait chez elle, quelqu'un lui faisait du mal et elle était probablement en danger, et en effet, elle l'était, contre elle-même. Elle était parvenue à se lever grâce à ses jambes qui n'étaient pas attachées, elle marcha jusqu'à la porte qui était entre-ouverte la poussa avec son coude pour arriver dans un long couloir qui semblait s'étendre à l'infini. D'un pas léger elle avança en guettant du regard s'il n'y avait personne, elle aperçu une silhouette assise en tailleur par terre, elle se rapprocha, il s'agissait d'un homme grisonnant assez âgé, vêtu en noir et gris qui regardait dans le vide. Elle lui demanda en gardant une certaine distance "excusez-moi pouvez-vous me dire où nous sommes ? Suis-je dans un asile ?" l'homme ne répondit pas, il garda sa tête droite en fixant le mur, "je vous en prie aidez-moi, suis-je folle ?" l'homme leva les yeux un rictus se dessina à la commissure de ses lèvres, il posa son regard dans le sien et d'un ton à la fois moqueur et résigné il répondit "ma chère enfant, nous sommes tous fous ici."

A.V

dimanche 15 novembre 2015

"Pourquoi suis-je si plein de toi? Pourquoi est-ce que tu remplis l'espace que Dieu ne comble pas?" Ralph - Les oiseaux se cachent pour mourir.

- Que s'est-il passé Amandine, qu'est-il arrivé pour que tu sois à ce point en paix et que ta vision de la vie et du monde soit aussi belle ?

- L'amour, il m'est arrivé l'amour.
Le vrai, celui qui est en moi pour toujours et que je n'oublierai jamais.

A.V 

dimanche 8 novembre 2015

J’ai pris ma trottinette pour explorer le monde, le long d’une digue une mer d’huile et un coucher de soleil en fond de paysage. J’ai pris ma trottinette j’ai roulé comme une gamine une petite brise de vent légère dans mes cheveux ondulés un sourire plaqué sur les lèvres les yeux mi-clos. J’ai respiré l’air frais et iodé, j’ai regardé les passants, des enfants qui riaient, un couple qui se tenait main dans la main, des retraités qui racontaient des anecdotes, un groupe de personne qui rentrait chez eux. Un homme pose un regard émerveillé sur ma descente en patinette il a un léger rictus « Vous me faîtes penser à quelqu’un, une actrice, Nikita peut-être, ah non Mila Jovovich dans le 5ème élément » . Et là au bord du sable, il y a un van stationné, matelas à l’arrière, planche de surf et tête de bélier sur le devant du capot, il a une belle couleur orangé qui contraste avec les rayons du soleil, je fais le tour j'aimerai pouvoir monter dedans, m'y allonger pour regarder la nuit tomber au rythme du bruit des petites vagues. Je croise un homme en skateboard, il est si agile et slalonne avec souplesse, je pourrai rester à le contempler des heures, là sur cette plage, je suis admirative moi j'ai un guidon c'est trop facile. Il s'arrête devant le van lui aussi semble captivé, nos regards se croisent, il me sourit, je crois que mes joues rougissent, je me surprend à cligner des paupières, dans ma tête je me vois bien entourée de ses bras dans ce van. Il détourne le regard pose un pied sur son skate. Mince, il va partir, je l'observe s'éloigner pour se fondre parmi les gens, soudain à quelques mètres il s'arrête net, se retourne les yeux rivés sur moi, il me fait un signe de la main qui veut dire "vient". Je m'élance à toute vitesse je ne vois plus rien autour tout disparaît, j'arrive à sa hauteur et nous roulons côte à côte contre le monde le long des restaurants jusqu'à un angle de rue, nous tournons et disparaissons dans l'ombre. Le soleil est couché, la mer est calme, le van est toujours là.

A.V
A peine assise dans ma voiture les larmes me vinrent aux yeux comme un jaser, je ne les retenais plus pour me laisser aller dans un torrent d’émotions, je poussais des petits cris, hoquetais car mon souffle était coupé, ma respiration rapide je ne pouvais plus m’arrêter. Les mains sur le volant je ne cachais pas mon visage, j’assumais mes yeux rougis et gonflés, mes joues submergées où le khôl avait dessiné des traces noires et ma frange en bataille.
J’entendis frapper à la vitre, j’abaissais le carreau, c’était une amie qui passait par là, affolée par mon état elle avait observé la scène.
- Oh mon Dieu qu’est-ce qu’il t’arrive pourquoi es-tu si triste ?
Je sanglotais et essayais de reprendre mes esprits pour articuler :
- Je ne suis pas triste, pas du tout au contraire.
- Mais alors pourquoi pleures-tu comme ça ?
- Je pleure parce que je suis heureuse.
Oui ça y est je l'avais dit et cette fois je le pensais vraiment, j’étais heureuse et pour la première fois je le ressentais au plus profond de mon être. Par un beau matin sur une autoroute je roulais vers ma nouvelle vie, dans le ciel il y avait de la grisaille, le brouillard se levait et moi plus que jamais souriante je m'éveillais en même temps que le soleil.
Ça arrive comme ça, l’éveil spirituel comme un électrochoc, une rencontre, une parole, un geste, un événement, cela peut prendre des années puis survient un élément déclencheur et vous n’êtes plus la même personne. Soudain tout devient plus clair, vous ressentez les choses différemment, vous prenez conscience de ce qui vous entoure, vous regardez la vie de l’extérieur et vous ne pouvez pas l’expliquer mais plus rien n’est comme avant. C’est un renouveau, vous vous découvrez comme ci pendant toutes ces années vous étiez un véritable inconnu de vous-même, c’est un nouvel élan qui procure un bonheur sans nom car vous prenez conscience de ce que vous voulez réellement, vous lâchez prise en ne souhaitant plus retourner en arrière, le passé ne fait plus parti de votre nouvelle vision du monde, le futur n’en fais pas parti non plus. Vous avez atteint la résilience pour vivre le présent, vous ressentez dans l’instant, vous vous sentez prêt à affronter vos désirs comme vos peurs, vous assumez vos pensées, vous savez quelle personne vous êtes, vous avez envie de partager et de semer de l'amour et du bonheur autour de vous, vous êtes en paix avec vous-même mais aussi avec les autres. Un sentiment d’amour vous submerge, vous êtes en quête d’authenticité, les lieux, les gens que vous fréquentez avant vous paraissent superficiels, vous n'avez plus envie des mêmes choses ni de voir les mêmes personnes, vous recherchez les choses vraies, vous suivez désormais non plus ce que dicte la société mais votre cœur peu importe si l'on vous juge. Vous êtes en révolution contre le monde, vous êtes une évolution de vous-même, votre esprit s'élargit. Les pensées positives vous envahissent, vous ressentez une énergie particulière parcourir votre corps, vous ressentez de plus en plus fort cette connexion entre vous, la nature et tous les autres êtres vivants qui vous entourent, vous avez pleinement conscience de vos émotions et parfois cela vous perturbe agréablement. Vous comprenez l’impact de chacune de vos paroles, pensées et actions sur le reste du monde et vous vous en sentez désormais profondément responsable. Vous souhaitez ainsi désormais utiliser votre impact de la manière la plus positive qu’il soit. Tout cela fait que vous ressentez un profond sentiment d’extase, inexplicable. Vous ressentez des sensations très fortes dans votre poitrine, un feu qui brûle, de l’amour profond pour la vie, de la gratitude, de la joie, de l’enthousiasme, vous avez l’impression que vous ne pourriez pas être plus heureux au monde que d’avoir compris tout ce que vous avez compris. Vous vous émerveillez d’un tout petit rien aux yeux des autres mais qui pour vous est extraordinaire. Cet éveil peut faire peur, plus personne ne vous dit qui vous devez être, vous êtes le seul maître de votre existence. Cette une transition entre cette ancienne « fausse identité » que vous aviez et cette nouvelle « vraie » identité et vie, qui peut être effrayante, et vous aurez même peut être envie parfois de retourner à l’illusion, au connu, à la familiarité. Mais vous ne referez plus jamais le chemin inverse, ne supprimerez jamais plus la voix de votre âme qui cherche à exprimer sa singularité et sa vérité. A partir de ce moment vous êtes véritablement heureux et vous n’oublierez jamais l’élément déclencheur.

A.V

À la tombée du matin, à la tombée de la nuit. A l’aube de ma vie, au crépuscule de la tienne.

Dans les premières lueurs du jour, timides et voilées laissant apparaître de belles nuances blanches cherchant à percer, l’aube gracieuse et insaisissable s’éveille doucement pour poindre dans le ciel, et dans un épanouissement éclate en aurore illuminatrice et dorée. En symétrie parfaite dans les dernières lumières du jour, un magnifique crépuscule berce le soleil couchant, et, dans une demi-pénombre cuivrée des éclats majestueux viennent annoncer en silence la nuit. Deux phénomènes éblouissants tintés d’or liés par une même source : la lumière. Un doux chant énigmatique se diffuse dans le vaste azur, comme une lueur d’un espoir retrouvé, le spectre de deux auras qui se confondent offrant un spectacle de couleurs chaudes qui réchauffent doucement l’atmosphère jusqu’à atteindre l’intérieur de nos poitrines. Ils sont intimement liés, l’un éveille l’autre, une harmonie de brillance, le jour se blottit contre le soir, le soir se couche dans le jour.
Je suis l’aube de ton crépuscule, tu es crépusculairement mon aube, avec le soleil pour horizon.

A.V
J'ouvre la porte de ton antre, il fait sombre et humide, je suis nue, l'ambiance est sensuellement troublante. Un voile se pose je suis dans le flou, un brouillard s'empare de moi tel un tourbillon luminescent je ne te vois pas, je te sens. Quel est cette sensation qui m'envahit, oh j'ai mal à l'intérieur, je saigne d'une sève laiteuse entre tes bras, je me perd entre tes draps indolores, une lumière blanchâtre se diffuse devant mes yeux, la brume des ténèbres me fait vaciller et j'ai les mains liées, j'ai mon corps meurtri qui ondule à travers le nuage nébuleux, je suis au paradis des enfers. Je danse dans l'obscurité, je te vend mon âme, je prostitue mon coeur sans efficience, j'abandonne mon plaisir à la froideur de ton être, un souffle glacial parcoure ma chair je suis un mannequin désarticulé, je me dissous dans les airs. Mon esprit se libère je ne suis plus qu'une énergie vaporeuse, une entité qui se confond dans ta transparence, j'enlace ton ombre et la serre à en avoir mal à la poitrine, jusqu'à m'emparer totalement de ton essence, j'abuse de ton phantasme je le retiens entre mes doigts fins, mes jambes ne sont plus que coton, mon regard se dissipe je suis absorbée dans une nuée grisâtre et tu me retiens nos corps n'existent plus nous tombons dans un malaise, nous prenons de la hauteur je ne suis plus qu'un avec ton reflet. Dans un soupir nous disparaissons comme deux divinités endolories par nos intimités partagées, comme une brise qui nous transporte vers les songes. Deux êtres chimériques.

A.V
J'ai longtemps cru que je devrai sans cesse me battre contre la vie, qu'elle n'était qu'un champ de bataille. Hors j'ai compris que déclarer la guerre à ma propre vie était en réalité une guerre que je menais contre moi-même. Ma plus grande victoire aujourd'hui est d'avoir brandit les armes pour gagner quelque chose de bien plus puissant : la paix.

A.V
En une nuit mon masque est tombé
Parce que j'ai cru que tout allait sombré
Maintenant je ne parle plus que de toi aux étoiles
Parce qu'elles m'ont montré que ce n'est pas banal
Qu'tu veuilles me protéger quand on m'fait du mal 
Moi je le vois que tu brilles encore
Loin dans tes yeux, tu fais tous ces efforts
Ça fait longtemps que j'ai compris
Ton obscurité c'est que tu reviens de la nuit
Et je parle si souvent de la lune et le soleil
C'est qu'ils se complètent à merveille
Fais tomber le masque si tu veux
Pour qu'on les aime tous les deux
Ces astres qui ne sont pas mort
Ces rêves auxquels on a jeté un sort
Alors oui c'est vrai la terre est ronde
Et que tout est éphémère
Mais tu sais le ciel n'est pas pour tout le monde
Et alors qu'est-ce que ça peut faire si le notre part de travers
Je sais qu't'as passé l'âge
d'avoir du courage
De faire l'enfant pas sage
Pour courir après des mirages
Moi j'ai qu'un petit cœur
que tu prends dans tes bras
la nuit quand il a peur
mais qui s'bat plus fort quand tu es là
Ah et tu sais l'autre fois je me suis sentie tellement vivante
Où j'étais à tes côtés et pour les autres existante
Je t'ai gardé des tas d'histoires
faciles à croire
Et des musiques tristes à mourir
Mais qui pourtant te feront sourire
Je ne me laisserai pas de te le dire
Qu'avec du rose
Qu'avec du bleu
et toutes ces choses
Qu'on invente rien que tous les deux
Pour savoir tout se donner sans jamais s'appartenir
On m'a demandé de mettre mon masque
De faire passer une émotion à travers
Et moi je sais que dans mon regard ce qui s'y passe
Il parait qu'on peut lire la magie de tout notre univers.

A.V

samedi 7 novembre 2015

"Mais vous savez, on peut trouver du bonheur même dans les endroits les plus sombres. Il suffit de se souvenir d’allumer la lumière." Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, Dumbledore.

C'est dangereux de jouer avec le feu
Mais brûlons cette nuit tous les deux
Cette flamme ne peut pas nous faire souffrir
Le plaisir est sans douleur il est désir
Craque l'allumette maintenant
Laisse prendre ce feu ardant
Il y'a une flamme qui vient de moi
Je veux brûler vivante avec toi
C'est le feu qui rencontre l'essence
C’est l’embrasement de nos sens
J'arrive tout juste à respirer
Dans cet incendie je suis aspirée
J'ai tout ce dont j'ai besoin
Brûle avec moi et viens
On s'envolera
Comme des petites étincelles
Des jolies braises on deviendra
Pour venir embellir le ciel


A.V

jeudi 5 novembre 2015

Il vaut mieux un silence
Que des mots maladroits
Dit non sans élégance
Sans comprendre ce que l'on croit
Il vaut mieux un secret
Que l'on s'est bien gardé
Avec amour et sans regrets
Et des souvenirs bazardés
Il vaut mieux un regard
Que l'on se lance timidement
Pour se dire sans égards
Ce que l'on pense intimement
Il vaut mieux un geste
Que l'on se donne
Avec ferveur et tendresse
Dans lequel on s'abandonne
Il vaut mieux un sourire
Qui nous fait voyager
Que des paroles ne voulant rien dire
Dans lequel on se sent piéger
Il vaut mieux des actes
Et des petits murmures
Pour des sentiments intacts
Et des instants qui durent

A.V
Dans son corps de femme elle vient t'offrir ses charmes, devant ses courbes où tu baisses les armes, elle est là docile avec ses yeux plein de promesse, elle parait tellement fragile elle reste ta faiblesse. Oh ce n'est pas bon pour ton coeur pourtant il se réanime, s'abandonner à elle ah non ce n'est pas un crime, elle vient comme un cadeau du ciel avec son nœud de surprises, pour voir ton sourire celui-là même dont elle s'est éprise. Regarde comme elle a envie d'une présence, et pas n'importe laquelle c'est la tienne qui éveille ses sens, qui la rend chaque fois plus belle. Tu tires sur le ruban pour la déshabiller de l'amour, découvrir dans ses grands yeux écarquillés, le désir que tu lui apporte sans détour. Elle est le présent qui se pose devant ta porte dans son emballage, d'une douceur juvénile mais qui avec toi n'a plus d'âge, elle est recouverte de papier de soie, semble neuve et abîmée à la fois. Et une fois le paquet ouvert elle a peur de te décevoir, elle reste là la chair remplie d'espoir, pour te donner tout ce qu'elle a de meilleur, pour doucement se déballer au rythme de ton coeur.

A.V

lundi 2 novembre 2015

"C'est tous les jours que j'ai envie de te reconquérir si on veut avoir une chance qu'entre nous sa tienne c'est parce que t'existe sans moi t'es libre à tout moment de partir que j'ai envie de te retenir " Kwal - Un bout de route

Ce n'est pas le début d'autre chose
C'est juste la suite logique
D'une conséquence et d'une cause
De mon destin magique
Je commence un nouveau départ
Et je veux que tu restes
Je ne suis pas comme la plupart
Qui face au bonheur te fuiront comme la peste
Parce que sans toi ça ne sera pas pareil
Il manquerait à ma lumière la brillance
Comme un ciel ouvert mais sans soleil
Car ce sont tes éclats qui font ma radiance
Et si tu penses être parfois de trop
Je préfère cela à ce que tu ne sois pas assez
Non je ne te prend pas pour mon super héros
Ni pour un passage que je saurai effacer
Parce que tu vois c'est jour où je manque d'air
Tu viens renouveler mon oxygène
Tu viens faire tourner ma terre
Si vite jusqu'à en perdre haleine
Non ne t'arrête pas à croire que j'ai la nausée
De me retenir prisionnière d'un avenir supposé
Parce que tu donnes un souffle à mon coeur ankylosé
A mon corps que j'avais laissé trop longtemps imploser
Vois comme tu es ma plus grande source d'inspiration
Quand j'écris c'est un flot de mots qui me traverse
Et j'exprime sur papier en retenant ma respiration
Tout cet amour qui me transperce.

A.V

vendredi 30 octobre 2015

Mon ange,

Je t'écris à l'encre de mon âme une lettre qui me vient du coeur, tu es entré dans ma vie et ça n'a jamais été un hasard pour moi, ta rencontre est venu chamboulé toute ma vie pour la rendre meilleure et quoi que tu en penses tu es l'une des plus belles choses qui me soit arrivée.
Tu vois au début je n'aurai jamais pensé qu'on en arriverait là, c'est vrai que l'on a tout de suite accroché tous les deux, il y avait cette attirance mutuelle, inexplicable, c'était d'avantage du désir l'un pour l'autre on s'exprimait avec nos corps, on se découvrait au toucher mais on n'avait pas grand chose à se dire. Notre dialogue était tactile, il n'en était pas moins touchant, ce que l'on arrivait à se faire ressentir c'était juste extraordinaire, toi-même tu me disais à quel point tu trouvais cette relation intense et particulière. Mais aujourd'hui c'est complètement différent, c'est juste merveilleux, à nos gestes, à nos actes, à toute cette passion que l'on se donnait nous avons aussi laissé place au langage, au partage et je crois que je peux le nommer ainsi : à l'amour. Nous nous sommes livrés l'un à l'autre, doucement et sans vraiment rien voir venir. Et même s'il t'arrive encore de me dire que les sentiments de ce genre ne sont pas présent dans notre relation je ne peux plus le croire, tu vois mon cher et tendre j'ai croisé ton regard attendrit se poser sur moi, ton léger sourire, j'ai senti tes mains me serrer plus fort, tes bras m'entourer plus tendrement, tes baisers se faire plus insistant mais je t'ai laissé faire, je t'ai laissé venir car j'ai compris que tu avais besoin d'une chose qui pourtant nous faisait défaut : le temps.
Il faut que je te dise mon amour, je sais je ne t'appelle jamais comme cela mais l'écrire me fait tellement de bien, je suis toute neuve non pas par mon jeune âge mais parce que tu m'as fait renaître. Jamais je n'aurai imaginé une telle histoire entre nous, je suis heureuse d'avoir prit le risque de la vivre sinon je n'aurai jamais connu ce feu d'artifice d'émotions, je n'aurai peut-être pas compris aussi vite l'importance de saisir l'instant présent et de profiter de chaque moment sans se soucier du lendemain. Je n'aurai peut-être pas non plus connu cet amour véritable et sincère, l'amour où le bonheur de l'autre est plus important que son propre intérêt, parce que oui je l'avoue et je l'assume je t'aime au-delà de tout ce que tu peux en penser, ce que les autres peuvent en juger, je n'ai pas choisi de t'aimer c'est arrivé comme une évidence, j'ai par contre choisi de vivre cet amour, je t'ai choisi. Pourquoi toi, pourquoi nous ? Il y a des choses qui ne s'explique pas, tu as dévoilé peu à peu des facettes qui m'était inconnu, j'aime ce que tu m'as montré de toi, ta mise à nue m'a touché, notre proximité, notre vision de la vie nous ont rapproché et je crois que désormais nous avons besoin l'un de l'autre. Offre-moi tes années ma lumière, je veux être à tes côtés pour t'accompagner, sois mon guide et donne-moi ta protection, ton expérience et ton amour, même si tu ne sais pas le montrer à travers les paroles, même si tu es parfois maladroit, tu me le voue en me faisait plaisir, en m'accordant ces moments, dans les petits gestes et dans ce que tu me fais vivre. Nous avons besoin de tendresse et de se sentir exister et on sait si bien se le donner ce sentiment, ne me prive pas du bonheur d'être auprès de toi, vois-tu comme on vit des choses formidables ensemble, ne soit pas gêné je ne te demande rien en retour, tu m'apportes déjà énormément crois-moi.
Aujourd'hui ça n'a jamais été aussi parfait, tu n'as rien dit de plus mais tu m'as fait éprouvé cette sensation et cet émoi que j'étais quelqu'un d'important à tes yeux, pour la première fois j'ai vraiment l'impression d'exister dans ta vie et je le sais j'en ai la certitude, tu ressens quelque chose toi aussi. Ce n'est pas nécessaire que tu l'avoues, tu t'es déclaré sans peut-être le vouloir dans ta présence, à travers ton comportement ces derniers temps. Oh et ça me fait tellement plaisir ne change pas, ne change plus cela, laisse-nous apprécier ces joies qui nous submergent, vivons ce que nous avons à vivre encore et encore sans durée limitée. Le temps n'est pas notre ennemi mon ange nous savons nous l'accorder, nous savons le faire durer. Je serai ta nymphe je ne me lasse pas de te faire voir combien c'est si beau de vivre tout ça, à quel point cela m'anime autant que toi, je serai le soleil de ta vie, tes rayons d'espoir car c'est toi qui a dégagé mon ciel.

A.V

lundi 19 octobre 2015

"J'suis plus d'ton âge, Mais t'as le goût, a m'regarder, Premier voyage. Je plie le cou, sous tes baisers. T'as poussé doucement ma porte Refermée Et tu m'as dit, en quelque sorte: "Je voudrais t'aimer." Et, dans le vide où je m'avance, Un peu cassée, Sans plus rien voir, Plus rien savoir, rien écouter, T'as dit "je veux" Avec ferveur. Tu t'es couché Aux sables mouvants Des amours condamnées." Barbara - Sables Mouvants

Avec des yeux plus gros que le ventre,
Avec le sourire plus grand que le coeur,
C'est dans ton existence que je rentre,
Apporter des instants de douceur.

Je me laisse bercer par tes chansons,
On sommeille de bonne heure entre deux câlins,
Moi je nous trouve trop mignon,
Ça nous fait de joyeux matins.

Même sous la pluie on illumine,
Un paysage en couleur que nous peignons,
De nos beaux rêves qui nous anime,
Et moi je trouve ça si mignon.

Pour une soirée merveilleuse
Pour une nuit affectueuse
Pour une matinée voluptueuse
Pour une escapade vertueuse.

Ce n'est pas un rêve c'est la réalité,
Je me sens parfois un peu comme Cendrillon,
Et quand dans nos bras on vient s’emboîter,
Moi encore je trouve que c'est mignon.

Quand tu viens poser ton torse contre moi
Quand tu viens passer mes cheveux sous tes doigts  
Quand tu viens caresser mon visage en émoi
Quand tu viens déposer un baiser de soie.

Et je repars utopiste vers mes habitudes,
Laissant une empreinte je m'exhale avec discrétion,
Pour quelques jours rêvassant avec solitude,
A quel point j'ai trouvé ça fort mignon.

Inspiration chanson "Les Mignons" de Barbara.

A.V







dimanche 11 octobre 2015

Aurore venait d'ouvrir les yeux, comme chaque matin elle était éveillée avant que son réveil sonne. Elle se fit un café et alla jusqu'à la boite aux lettres, un paquet noir avec un ruban rose l'attendait, elle savait ce que cela voulait dire, ce soir elle avait rendez-vous.
Elle prit le paquet et l'ouvrit dans son appartement, elle tira sur le ruban délicatement et en sorti une magnifique robe voluptueuse, noire avec le bustier et des manches longues en dentelle, elle lui arrivait environ juste au dessus des genoux, un petit mot accompagnait la robe : 19h ce soir dans cette robe. Rien de plus, elle ne savait pas pour aller où, allaient-ils dîner quelque part ? Mais ce mot voulait dire qu'elle devait mettre cette robe et uniquement cette robe, sinon il aurait détaillé. Pas d'accessoires, pas de bijoux, pas de sous-vêtements. Si les chaussures n'étaient pas mentionnées c'est parce qu'elle avait sa paire spécialement pour les rendez-vous, des escarpins rouge à talon. Plus le temps de rêvasser, il fallait qu'elle se prépare pour aller travailler, elle va avoir beaucoup de mal à ne pas penser à la soirée.
A 18 heures elle avait fini son service, elle se dépêcha de rentrer, il lui restait 45min pour être prête, elle avait largement le temps, elle prit une douche, se brossa ses long cheveux brun pour les laisser en cascade sur ses épaules. Elle enfila la robe, elle lui allait parfaitement, il savait sa taille, la robe avait dû être faite sur mesure, Monsieur ne faisait jamais les choses à moitié. Un léger maquillage, un peu de blush pour lui donner de la couleur, du mascara pour faire un regard un peu plus intense, c'est tout, car il n'aimait pas qu'elle ressemble à une poupée, il lui disait qu'elle avait déjà un visage de poupon et qu'une tenue plus sexy suffisait à la rendre plus femme. De toute manière avec Monsieur le maquillage ne tenait pas longtemps.
Il était 19 heures pile quand elle entendit le moteur vrombir devant sa porte. Un magnifique coupé Volvo C70 noir l'attendait, elle grimpa à bord du véhicule. Il était au volant, vêtu d'un costume sobre et élégant, son regard se posa sur elle et se voulait déshabillant comme pour vérifier qu'elle avait bien respecté le code dressing. Elle se tortilla discrètement et ajusta sa robe. Il la fixa droit dans les yeux, il savait à quel point cela pouvait la déstabiliser et il adorait ça :
- Bonjour ma belle, tu as passé une bonne journée ?
- Excellente, et vous ?
- Bien. Comment trouves-tu ta robe ?
Elle savait que s'il ne répondait pas à ses questions, c'est qu'elle ne devait plus en poser.
- Sublime, je l'aime beaucoup.
- Elle te va à ravir, j'ai pensé à toi toute la journée dedans.
Il posa sa main sur sa cuisse et se mit en route. Elle ne dit plus un mot, se contenta de regarder le paysage et d'essayer de ne pas penser à ce qu'il l'attendait.
Ils roulèrent un bon quart d'heure, il se gara sur un parking face à un bateau de croisière sur un lac.
- Nous allons dîner ici et rester pour la nuit, une croisière nocturne cela te convient ?
- Oui c'est parfait.
C'est ce qu'elle répondait à chaque fois, parce que même si c'était poli de sa part de demander si elle était d'accord, elle savait au fond qu'elle devait apprécier tout ce qu'il proposait, mais aussi parce qu'elle trouvait cela vraiment parfait à chaque fois. Elle qui n'avait jamais rien connu auparavant, chaque escapade était nouveau pour elle et elle était toujours fascinée. Cela pouvait se voir dans son regard pétillant qu'elle avait du mal à dissimuler.
Face à face sur une charmante table à la terrasse du bateau ils dégustèrent un plateau de fruits de mer accompagné d'un vin blanc succulent, elle avait le droit à un verre, un seul car il voulait qu'elle reste sobre et consciente pour la suite. Ils discutèrent du décor architectural, de voyages et il lui expliqua les îles dans lesquelles il avait fait escales lors de ses différents déplacement en bateau. Elle buva ses paroles, cet homme avait le don de capter toute son attention, il la fascinait, elle ne pouvait pas expliquer son attirance, il était à la fois si froid et si distant, voir mal agréable parfois et peu sociable mais il avait un pouvoir attractif sur elle qui l'a troublé. Un charme sombre lequel elle s'était épris, jamais elle n'aurait imaginé qu'il aurait fait d'elle son ingénue et qu'elle aurait vécu à la fois la douleur et le plaisir de sa compagnie.
Pendant qu'elle finissait son plat, il lui fit signe de venir s'asseoir sur ses genoux, elle s’exécuta. Il huma sa peau et déposa des petits baisers le long de sa nuque en jouant avec ses doigts sur sa cuisse.
- Tu sens merveilleusement bon, j'ai aménagé la chambre spécialement pour toi, tu es à moi toute la nuit. Tu sais que tu peux tout arrêter à n'importe quel moment ?
- Oui.
Il avait la délicatesse de lui rappeler à chaque fois, à partir du moment où elle acquiesçait, elle devait lui appartenir parce qu'elle en avait envie, tout ceci était d'un accord consentant.
Il l'a porta dans ses bras comme une princesse et l’emmena jusqu'à la chambre, il avait tout prévu, les bandages accrochés soigneusement sur les portiques, la cravache noire mate posée sur la commode et des boules de geishas sur le lit.
Il était du genre perfectionniste et organisé, elle aimait ce côté prévisionniste.
Il l'a déposa délicatement sur le lit, souvent elle se demandait comment il pouvait être à la fois si précautionneux avec elle et ensuite si dominateur, le jour et la nuit, elle était différente elle le savait, il n'avait pas ce côté protecteur avec toutes. Peut-être parce qu'elle était jeune, pourtant elle avait tant bien que mal essayait de cacher sa fragilité parce qu'elle aimait qu'il se montre placide avec elle, cela l'excitait.
Il ôta sa robe et fût une légère mou quand il vit qu'elle ne portait rien en dessous. Peut-être aurait-il voulu qu'elle lui désobéisse un peu, il aurait eu une raison de la punir tout de suite.
Il prit le cordage pour lier ses mains, il serra assez fort pour qu'elle le sente mais pas trop pour ne pas laisser de marque. Il bascula ses bras en arrière et souffla tout le long de son corps, elle frissonna et gémit, il desserra sa cravate et il lui banda les yeux avec.
- Maintenant je vais me faire plaisir et tu vas adorer ça, compris mon ange ?
- Oui Monsieur.
Il prit la cravache d'une main ferme et alla fermer la porte à clé du bateau. Il n'y avait personne à bord mis à part le capitaine à l'autre bout mais par principe il aimait rendre clos le lieu, cela lui donner un sentiment de puissance ultime, cette nuit elle s'offrait à lui et ses débauches et elle ne pouvait plus s'échapper.

A.V


vendredi 9 octobre 2015

Il était 15h en plein été, dans le parc les rayons du soleil perçaient à travers les arbres aux feuilles vertes flamboyantes, on entendait les rires des enfants qui jouaient et chahutaient dans les toboggans, balançoires et autres jeux de suspensions. C'était un dimanche splendide, de nombreuses familles étaient de sortie. Abby observait sa fille qui courait vers les balancelles pour grimper sur un poney sur ressort et rire aux éclats. Ondine avait 5 ans, une petite fille aux grands yeux bleus de sa mère et la forme en amande de son père, des cheveux châtain clair au carré avec une petite frange qui lui donnait son air mutin. A chaque fois qu'elle regardait sa fille jouait si innocente et pleine de vie elle était éprise d'une nostalgie émouvante qui lui rappelait à quel point elle aussi s'était sentie revivre il y a quelques années, à la rencontre avec son père, combien sa présence avait rempli sa vie autant que son absence avait laissé un vide immense. L'enfant abandonna ses camarades pour venir en clopinant vers sa mère, elle était toujours de bonne humeur et expressive, un caractère déjà bien affirmé mais d'une grande générosité malgré qu'elle était fille unique. Elle s'approcha et faisait mine de vouloir dire un secret à sa mère la main à son oreille, elle demanda "Le petit garçon Robin m'a dit que son papa était parti habitait avec une autre madame parce qu'il n'aimait plus sa maman, toi aussi papa il t'a quitté parce qu'il ne t'aimait plus ?".

Flashback
C'était il y a 6 ans, ils s'étaient connu sur une plage un soir d'automne, elle avait décidé de faire une balade au bord de la mer, il n'y avait personne pourtant il faisait relativement beau, le soleil commençait à se coucher caché par quelques nuages, elle s'était mise en culotte les vêtements sur un chalet pour aller se baigner jusqu'à la taille. Surprise par les vagues elle riait de bon coeur, la mer était son domaine, là où elle arrivait à lâcher prise, d'une grande sensibilité la nature lui procurait des émotions fantastiques. Après avoir terminé le travail, elle était fleuriste, elle avait envie de s'évader un peu, elle aimait la solitude à force de côtoyer toute la journée du monde elle avait besoin de se retrouver avec elle-même. 
Lui faisait un jogging sur le sable au même moment il l'avait aperçu de loin il n'en revenait pas, elle était seule au milieu de l'eau ne semblait pas avoir froid, elle s'amusait même, il se demandait d'abord s'il ne s'agissait pas d'une enfant, elle était si frêle avec un visage candide, puis en s'approchant il aperçu ses courbes féminines, sa chute de rein avec une belle cambrure, ses fesses rebondies dans une petite culotte épousant parfaitement ses formes, une petite poitrine ronde en harmonie avec sa silhouette élancée. Il hésita à passer devant elle, il était gênait de perturber ce moment d'intimité et ne voulait pas gâcher le plaisir de la contempler en provoquant sa fuite. Mais il n'en fût rien, elle se détourna et son regard se posa sur lui, il avait ralenti sa course, elle l'observa : il était grand, brin, un physique dessiné avec des muscles fins, il portait un T-shirt moulant de couleur blanche et un short de sport bleu marine. Elle s'arrêta et un large sourire venait se dessiner sur ses lèvres. En quelques secondes une vague assez virulente venait la frapper et la faire basculer en arrière, elle tomba franchement dans la mer, il se mit à sa rescousse immédiatement la prenant dans ses bras pour l'aider à se relever. Elle toussota pour recracher de l'eau en feignant un signe de la main pour dire qu'elle allait bien, elle avait juste bu la tasse, et elle partie dans un rire tonitruant en s'excusant de l'avoir obligé à arrêter son jogging et qu'elle devait avoir l'air ridicule à moitié nue seule à faire la folle dans l'eau. Si proche il était en admiration devant les traits de son visage, il était envoûté, elle était jeune, il l'a trouvé naturelle, spontanée, certes un peu extravertie, mais cette personnalité hors du commun lui donnait un charme incroyable. C'est ainsi qu'avait débuté leur histoire, après l'avoir aidé et reconduit à sa voiture entourée d'une serviette le chauffage dans la voiture ils s'étaient installés pour bavarder pendant 2h sur leur vie et à refaire le monde, puis échanger leurs coordonnées et se retrouver dès le lendemain à la terrasse d'un café. Cela dura pendant 1 an, leur amour n'était pas démontré mais il était évident, démesuré, on pouvait le sentir à la tendresse qu'ils avaient l'un envers l'autre, la délicatesse qu'il avait quand il s'adressait à elle, le regard plein d'admiration qu'elle posait sur lui dès qu'il parlait, et un sourire qui ne les quittait jamais quand ils étaient tous les deux. Une histoire passionnante, simple, qui ne laissait aucun projet, une relation qui se construisait jour après jour, une découverte sans cesse de l'un et l'autre, de la surprise et le bonheur à chaque instant. Ils avaient la même conception de la vie, ce goût de l'aventure et du risque, que rien n'est prévisible et cette envie de profiter autant que possible, ils avaient un respect profond l'un pour l'autre, quand l'un n'allait pas bien l'autre le sentait tout de suite et était là pour le relever, ils n'étaient pas un couple collé, ils vivaient au gré de leur envie, et ils adoraient ensuite se retrouver pour se raconter leurs aventures, avec chacun leurs passions, leurs rêves car au-delà de leurs différences, ils se complétaient. 
Pourtant un soir d'hiver où elle l'avait attendu chez elle, il n'était pas venu, ce n'était pas dans ses habitudes de ne pas prévenir, elle essaya de l'appeler en vain puis en sortant de chez elle trouva un mot au pas de sa porte. Son coeur tambourina si fort dans sa poitrine elle avait cette capacité à présager les choses, une hypersensibilité qu'elle ne savait pas toujours gérer, elle déplia la lettre et les larmes se mit à jaillir sur ses joues. Il était parti, sans ne laisser aucune adresse, aucun numéro, rien, sa seule explication était qu'il allait entamer une formation en alternance à l'étranger dans un zoo, pour avoir le métier dont il rêvait, qu'il l'aimait mais qu'il renonçait à eux, car sa vie était ailleurs et il ne voulait pas la contraindre et qu'elle se sente obliger de le suivre, car elle était heureuse ici, alors elle devait se battre et continuer sans lui, qu'il avait honte de la quitter ainsi mais qu'il avait peur, que cette année restera pour toujours en lui car elle avait été la plus merveilleuse qu'il n'avait jamais vécu, qu'elle l'avait transformé. Elle savait au fond depuis le début qu'un jour il voudrait s'éloigner, il voulait s'extrader depuis un moment, contrairement à elle qui était attachée à sa région, elle n'était pas prête à s'en aller du jour au lendemain, mais son amour pour lui aurait prit le dessus, aurait-elle était autant heureuse ? Elle ne peut pas le savoir mais auprès de lui elle aurait pu l'être véritablement. Il ne lui a pas laissé le choix.
Deux semaines passèrent, chaque soir elle allait courir sur cette plage pour finir par plonger dans la mer la tête immergée dans l'eau espérant qu'il vienne la sauver à nouveau. Depuis quelques matinées, elle était prise de nausées et de vertiges elle décida de consulter , elle pensa que c'était de la dépression elle que peut-être prendre des calmants lui permettrait de l'aider à passer cette épreuve douloureuse, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle était en retard d'une semaine dans ses règles, un test confirma alors une grossesse entamait depuis 1 mois. Elle donna naissance à une magnifique petite fille de 2kg900 et de 48cm qu'elle nomma Ondine, un prénom qui prenait tout son sens puisqu'il signifie "vague" elle avait alors décider de donner tout son amour perdu à sa fille, le seul souvenir et lien qu'elle avait encore avec lui, son unique attache, la plus grande importance désormais de sa vie. 

Elle sortie de sa rêverie, elle ne pouvait pas oublier cette année magique, ce déchirement ressenti lorsqu'elle avait lu cette lettre, l'espoir retrouvé quand elle su qu'elle attendait un enfant et le bonheur à la naissance de sa fille. Elle n'avait rien caché à Ondine, dès qu'elle fût en âge de poser des questions, Abby lui avait dit la vérité, elle lui parlait régulièrement de son père, à quel point il était merveilleux qu'il ignorait son existence et qu'un jour elles partiront ensemble à sa recherche. 
Elle voyait le visage de cet homme qui se reflétait à travers les grands yeux de sa fille, elle tendit ses lèvres à l'oreille de sa progéniture, l’entoura de ses bras et avec douceur lui chuchota "non ma chérie ton père est parti parce qu'il m'aimait trop".

Un peu plus tard la mère et la fille rentrait chez elles à pied en chantonnant des comptines à tûe-tête, une nouvelle boutique venait d'ouvrir, c'était un magasin d’aquariophilie. Toutes les deux s'arrêtèrent pour observer les magnifiques poissons colorés exposés dans un aquarium géant en vitrine, il y en avait une vingtaine qui circulait à toute vitesse à travers les plantes et objets de décoration, Ondine était obnubilée par cette danse aquatique. Une affiche captiva l'attention d'Abby, c'était une conférence organisée par un célèbre zoologiste venant spécialement d'Australie pour quelques semaines dans une ville voisine. Ses yeux se posèrent sur la photo de l'individu et le sol se déroba autour d'elle, elle le reconnu immédiatement, le même visage un peu plus vieillit, les cheveux brins bien coiffé quoi que un peu plus court et ses yeux en forme de mandorle. 
Ondine tira sur la chemise de sa mère : 
- Maman ! Maman ! Viens voir le poisson il est trop rigolo.
Elle entendait mais était incapable de répondre, elle était ailleurs, dans une vague géante au bord de la mer.
- Mais maman tu regardes quoi là ?
Les yeux toujours rivés sur l'affiche elle répondit à sa fille :
- Ton destin, mon ange.

A.V

" J’aurai voulu te garder dans mes bras pour toujours mais l’éternité m’aurait paru trop courte. " Les frères Scott.

C’est au travers de l’univers que le voyage astral a commencé, à force de chauffer la poussière interstellaire a fusionné, comme une évidence un nuage magique s’est formé, et, la première année, dans une sphère inconnue les nébuleuses ce sont condensées pour créer une réaction nucléaire. Ce phénomène magnifique d’une explosion à haute température a donné naissance à une étoile. Fragile, elle démarra son trajet vers une destinée sans gravitation, où sa chute était imminente dans cet atmosphère mais il fallait qu’elle effectue ce périple puissant pour rayonner. Elle passa devant chaque planète du système, elle était bleue puis rouge, elle a connu toutes les variations et a bien failli souvent se perdre dans l’immensité complexe.
La deuxième année cette étoile a flotté dans la galaxie, traversé la voie lactée d’une énergie intense elle s’épuisait parfois ne sachant pas toujours bien utiliser ses hydrogènes puis pour repartir de plus belle à toute vitesse, car cette étoile ne sait pas s’éteindre.

Voilà qu’elle continue de filer dans l’espace-temps, en orbite elle a trouvé sa place entre la lune et le soleil, elle a atteint sa luminosité et sa force, elle laisse toujours une trace scintillante derrière elle. Une étoile est comme un être humain elle naît et finira par mourir, mais sa durée de vie n’a pas de limite elle existera aussi longtemps qu’elle sera gérer son énergie pour continuer de briller, elle est bien vivante et en cet instant, elle est plus étincelante que jamais.

A.V

lundi 28 septembre 2015

" Pourtant t’es beau, comme une comète 
Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête 
Et quand bien même 
Y aurait que moi 
Tu peux pas t’en aller comme ça 
 
Parce que t’es beau 
Comme une planète 
Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête 
Je te le répèterai 
Tant qu’il faudra 
Tu peux pas t’en aller comme ça 
." Kané - Fauve

Cette nuit la lune n'a jamais été aussi belle, tintée de lumière couleur feu, pour un spectacle qui m'en a mis plein les yeux. Flamboyante dans sa robe rouge passion, elle danse ensorcelante, dans la ville sous la pénombre je suis en admiration, tout mes sens sont décuplées, devant un ciel que je ne cesse de contempler. En éveil, je suis transportée dans un rêve, c'est dimanche il est tard je suis ici, je voudrai que jamais il ne s'achève, pour rester dans cette autre galaxie.
Enchanteresse, réunissant les âmes en détresse, prenant les éclats du soleil, elle n'a plus de cicatrice, telle une vraie merveille, ce soir plus que jamais séductrice. 
La lune est complète et pleine, au plus proche de la terre et de la mer, rassemblant des coeurs en peine, un moment exceptionnel dans une douce atmosphère. Les planètes sont parfaitement alignées, l'instant est unique, des êtres ce sont imprégnés, un puissant envoutement pudique.
Une lune rougeoyante, qui me fait vivre un voyage céleste magique, conjonction rare de deux phénomènes astronomiques, non pas une lune sanglante mais un astre de nuit idyllique. 
Mon coeur et la lune sont dans la plénitude, ne laissant aucun doute ni incertitude, je flotte dans l'espace, entourée de bras qui m'enveloppe comme une carapace. Un spectacle plein d’ambiguïté, je suis heureuse, le temps d'une nuitée, qui me laisse encore rêveuse.

A.V

jeudi 24 septembre 2015

Sa petite poupée 
Poupée magique 
Poupée magnétique 
Poupée envoûtante 
Poupée énigmatique
Poupée énergique
Poupée pétillante 
Poupée à frange 
Poupée étrange
Poupée inconnue 
Poupée ingénue
Poupée mignonne
Poupée personne 
Poupée agaçante 
Poupée enivrante
Poupée survenue
Poupée saugrenue
Poupée sombre 
Poupée de l'ombre
Poupée lumière 
Poupée fière
Poupée fragile
Poupée docile
Poupée entêtante 
Poupée délirante 
Poupée confidente
Poupée indépendante
Poupée heureuse 
Poupée amoureuse
Poupée soumise 
Poupée exquise 
Poupée coquine
Poupée copine 
Poupée chaudasse
Poupée salace
Poupée sage
Poupée sans âge
Poupée chiante
Poupée souriante
Sa petite poupée
Poupée loupée
Poupée clochette
Poupée honnête
Poupée éternelle
Poupée charnelle
Poupée d'une nuit
Poupée d'une vie
Poupée d'un jour
Poupée toujours

A.V
J’ai rencontré mon égo nous avons eu une conversation Il n’a pas été délicat je dirai même qu’il a été plutôt violent.
J’ai cru m’évanouir j’ai vu le sol se dérober, tout s’est mis à vaciller autour de moi. Il m’a regardé en face pour me frapper de plein fouet :
-        Non mais tu croyais quoi, que tu étais exceptionnelle ? Que tu avais ton importance ?
-        Stop tait toi !!!
-        Non je ne me tairais pas, voit la réalité, tu fais ta petite poupée tu crois avoir de la magie dans les yeux mais tout ça n’est qu’une illusion que tu te donnes, il n’y a pas de poussières d’étoiles pas plus que des paillettes quand tu clignotes des paupières. Tu n’envoute personne tu n’es qu’une ombre, une illusion d’optique, tu es transparente.
-        Attends tu es dur là, pourquoi tu es si méchant avec moi ?
-        « Pourquoi tu es si méchant nianiania » mais arrête un peu de pleurnicher, arrête de te croire dans le monde des bisounours, avec tout ce que tu as pris dans la tronche tu n’as pas encore compris ? Devient adulte au lieu de faire croire que tu l’es !
-        Je veux juste être heureuse, justement à force d’avoir trop encaisser, de mettre fait du mal j’en ai marre je veux du bonheur dans ma vie.
-        Tu m’écoeure avec ta positivité à la limite je te préférais dépressive, personne y croit à ton discourt, tu ne changeras pas le monde, tu veux être heureuse ? Sois égoïste, ne cherche pas à ce que tout le monde t’aime, ne sème pas ton amour et ton envie de partager un bien-être autour de toi, tu n’es pas Boudha ou une sorte d’esprit bienveillant qui peut faire le bien. Pense à ta gueule et vis, les autres s’intéressent à toi et tu te sens exister mais tu finiras au même endroit qu’eux et tout le monde finira par t’oublier.

Oui je suis peut-être bien folle, un dédoublement de personnalité, bipolaire, borderline, schizo peu importe, que voulez-vous je suis gémeau c’est mon côté obscur qui a besoin de sortir parfois et ça m'fait du bien.

A.V

samedi 19 septembre 2015

6h du matin je n'arrivais plus à dormir, je repensais à ces deux dernières semaines ça tournait en boucle dans ma tête, tout était mélangé, je me contredisais sans cesse croyant que ce serait facile, c'est vrai elle avait prit tellement de place alors que je lui en avais laissé si peu. Je me comportais comme un idiot parce que je ne savais pas comment m'y prendre, je suis paumé elle a foutu un sacré bazar, pas seulement dans mes sentiments, il y a encore des vêtements à elle éparpillait, je n'arrive pas à les ranger ni à lui rendre, ça me fait sourire et j'ai l'impression qu'elle est là. Elle n'avait rien fait de mal, pourtant j'avais l'impression de la punir. Je me levais en titubant et dans la salle de bain me passa un jet d'eau froide sur le visage, je me regardais dans le miroir "t'as une sale mine mon gars" j'étais sorti hier soir histoire de me changer les idées, avec tous les problèmes qui s'accumulent en ce moment, entre mon nouveau poste de dirigeant j'ai la pression. Puis il y a mon banquier qui me harcèle parce que je n'arrive plus à rembourser mon prêt, il faut dire que malgré ma promotion, le salaire n'était pas la source de motivation, la grande direction m'avait prévenu : "le challenge est de réussir le pari de faire remonter les chiffres avant la fin de l'année, ensuite nous rediscuterons de votre salaire si tout se passe bien" , bin voyons. Et pour couronner le tout mon fils de 15 ans qui en plein dans sa crise de l'adolescence et fais tout voir à sa mère qui du coup déversait sa haine sur moi en me disant que si j'étais un meilleur père ça n'arriverait pas, si j'avais été plus présent il ne se comporterai surement par comme ça, nous avions divorcé d'un commun accord mais je crois qu'en réalité elle n'avait jamais digéré l'échec.
Je décidais d'appeler mon meilleur pote avec qui j'ai passé la soirée hier il devait se lever tôt pour aller bosser, il tenait une épicerie bio, une reconversion après 15 ans dans une boite de publicité il avait tout largué pour se mettre à son compte, je l'envie d'avoir eu ce courage. Il décrocha rapidement et ne me laissa pas le temps de commencer :
- Salut mec, pas trop dur le réveil ?
- M'en parle pas j'ai un mal de crâne phénoménal
- Tu te fou de moi tu n'as pas bu une goute d'alcool et t'es rentré à minuit !
- Ouais j'ai pourtant l'impression d'avoir 2grammes.
- C'est l'effet que ça fait mon gars, la gueule de bois amoureuse !
- Qu'est-ce que tu racontes ? Je te l'ai dit je m'en fou de cette fille, c'est terminé, je passe à autre chose, je ne la reverrai plus, je ne veux pas qu'elle souffre à cause d'un type comme moi elle va reprendre sa vie et moi la mienne et ce sera très bien comme ça.
- Ah, c'est donc à ce point là !
- Quoi donc ?
- Que tu l'aime !
Je lui raccrochais au nez. Ce mec est comme mon frère, il me connait plus que moi-même et ça m'énerve parfois.
Nous n'en avons pas parlé de la soirée, d'elle ... Elle si douce qui est apparu brutalement dans ma vie comme une petite fée avec délicatesse, avec sa candeur m'a fait perdre la raison, moi qui m'était juré de ne jamais plus me laisser attendrir. Mais elle c'était le genre à faire fondre n'importe qui. On s'est connu sur le parking d'un supermarché, je lui ai embouti sa voiture, je me suis comporté comme un con en lui disant que je n'avais pas le temps et je lui ai laissé mes coordonées. Nous nous sommes revu pour le constat, je me suis excusais de mon comportement et elle me regarda avec ses grands yeux pour me dire "ce n'est pas grâve vous aviez sûrement passer une mauvaise journée et j'ai le plaisir de vous revoir aujourd'hui avec le sourire". Cette fille était la bienvaillance incarnée, un air enfantin et femme à la fois, entre force et fragilité, un visage angélique qui rien qu'avec un battement de cil pouvez vous faire faire tout ce qu'elle désire. Elle le savait mais n'en joué pas, c'est ce qui faisait son charme naturel.
"J'espère que tu ne m'envoutera pas" je lui avais dit ses mots quand nous sommes tombés dans les bras l'un de l'autre quelques semaines après, nous avions décidé de vivre une histoire, sans promesse, quelques temps, ça ne devait pas durer, mais le destin nous a rapproché sans rien précipiter, naturellement. Des instants magiques.
Tout ça pour lui dire à présent que ça ne pouvait plus continuer, qu'elle méritait mieux, je la fuyais autant qu'elle me courrait après, parce je ne m'attendais pas à ce qu'elle entre à ce point dans ma vie et surtout je me surprenais à ne pas vouloir qu'elle en sort. Pourquoi s'obtinait-elle à vouloir rester avec un homme comme moi ? Je n'avais rien à lui offrir, pourtant elle était toujours là. Ces derniers mois avaient été merveilleux, pourtant il y a deux semaines j'ai rompu le lien, il fallait que je prenne mes distances afin de régler mes soucis personnels, sauf qu'elle était dans ma tête, je n'avais pas le droit et je refusais d'y penser, je lui gâchais son avenir elle n'avait pas besoin de ça. J'avais même essayé de l'oublier dans les bras d'autres femmes, je voulais me persuader qu'elle n'était pas si importante que cela et que je ne ressentais rien, je voulais dans mon putain d'égo d'homme me prouver que je suis libre et que je ne lui appartiens pas et que quelque part j'étais capable de faire sans elle et qu'elle devra aussi faire sans moi. Je me suis voilé la face, et là dans le miroir mon reflet me crache à la tronche.
Hier soir elle m'a envoyé un message "tu me manque", rien de plus, simplement même pas de ponctuation. Ce n'était pas dans ses habitudes, elle était plutôt du style à me faire des sous-entendus, c'est son côté réservé, je voyais bien comme je l'intimidais encore et qu'elle s'efforcait de me faire comprendre les choses subtilement. Elle devait être désespérée au point d'aller à l'essentiel et je n'ai même pas daigné lui répondre. Je prit mon téléphone et j'écrivais sans prendre le temps de respirer : "tu me manque aussi viens me rejoindre, viens allons vivre cette aventure qui nous mènera je ne sais pas où, j'ai besoin d'aller nulle part et je veux t'emmener avec moi." puis j'effaçais tout d'un coup pour taper : "Je suis désolé de ne pas t'avoir répondu, je ne sais pas quoi te dire, sois heureuse ça va passer." et je l'envoyais. Non mais quel idiot, je relis mes mots, franchement je suis nul en expression, je n'aurai rien dû répondre finalement, ça va lui faire encore plus de mal. Mais que pouvais-je bien dire ? Moi-même je ne savais pas où j'en étais, elle me rassurait sans cesse prétextant qu'elle se sentait bien, que notre relation prendrait le temps qu'il faudra et qu'elle n'avait besoin de rien plus, je n'avais soi disant rien à lui prouver. C'est vrai, je n'étais pas prêt à m'investir d'avantage, depuis mon divorce je n'arrivais plus à me projeter en couple, encore moins vivre avec quelqu'un, j'avais trop donné et j'avais juste envie égoïstement je sais, de penser à moi et seulement moi.
Sauf que quand ça ne va pas fort, c'est à elle que j'ai envie d'en parler, quand je suis heureux c'est avec elle que j'ai envie de le partager, mes moments de peine, mes réussites, mes échecs, même les petits trucs qui paraissent ridicules, j'aime bien lui raconter ce que j'ai fais, j'aime bien lui envoyer des photos, parfois on communique comme ça comme deux gosses et c'est fou comme ça me fait du bien, je me sens existé à travers elle, c'est peut-être pour ça que je fais l'homme transparent. Je l'avoue je me sens moins seul même quand elle n'est pas avec moi. Ca y est je recommence, à avoir des pensées que je ne dois pas avoir. Elle va m'oublier, même si elle me fait croire le contraire, elle va s'en remettre et moi je n'ai pas le choix je continuerai en veillant à ce qu'elle soit heureuse de loin, je la regarderai bâtir son futur sans moi et je suis sûr qu'elle est destinée à un bel avenir, savoir qu'elle va bien devrait me suffir.
Un bruit sourd me sort de ma rêverie, on frappe à ma porte, ce doit être le livreur j'attendais un colis ce matin. J'ouvre et je crois voir un miracle devant mes yeux, c'est elle, comme elle est belle, pâle et les yeux cernés, elle n'a pas dû beaucoup dormir, elle est encore dans son petit shorty, ses grandes chaussettes jusqu'aux cuisses et son débardeur, sa tenue pour dormir, ses yeux brillent et elle a l'air fatigué. Pourtant elle est plus belle que jamais, là devant moi fragile comme une fleur, j'ai envie de la serrer dans mes bras, la protéger, la rassurer, elle ne me laisse pas le temps d'agir :
- Maintenant tu vas m'écouter, j'ai eu ton message je n'arrivais plus à dormir je suis venue sans me poser de questions il fallait que je te parle, laisse moi te dire tout ce que j'ai sur le coeur, je n'en peux plus de me retenir par peur que tu fuis encore. Je n'ai plus rien à perdre puisque tu m'échappes, alors il faut que je te dise que non je n'y arrive pas, je ne peux pas croire que ça ne te fais rien, après tout ce que l'on a vécu, je vis je revis depuis que tu m'accompagnes, c'est plus seulement une histoire de sexe, de jeu, tu n'es pas juste là pour combler un manque et ma solitude, ouais je te le fais souvent croire et toi aussi. Regarde-moi bien dans les yeux,  je ne veux pas que tu t'en aille, je ne veux pas que tu me laisse, pas là, pas comme ça, tu crois faire mon bonheur en me laissant partir mais je ne t'ai rien demandé, t'as rien compris ! Je ne te demande pas de me dire que tu m'aimes, de m'offrir des cadeaux, qu'on sort comme un couple, qu'on vit ensemble et qu'on fasse un beau mariage, je ne te demande pas de renoncer à ta liberté ni même de mettre fidèle, je n'ai pas besoin de mettre un nom à notre relation franchement je m'en fou, je peux vivre sans toi mais je n'en ai pas envie, de quel droit peux-tu choisir à ma place ? Je ne peux pas me résoudre à continuer sans ne plus pouvoir te raconter, rire, parler avec toi, tu vois je ne parle même pas d'amour, tu veux être seul mais pourtant je suis toujours là, tu reviens ou c'est moi qui reviens, on peut essayer de se mentir, de se faire croire que l'on n'est pas plus important l'un pour l'autre tu le sais c'est un leurre ! Alors ne me fais pas une crise d'éloignement soudainement pour me dire que c'était chouette mais voilà c'est bon on arrête ?! Oui je suis en colère parce que j'ai peur, je t'en pris serre-moi dis quelque chose fais quelque chose ne me laisse pas planter là je suis honteuse, gênée, affreuse dans mon pijama avec ma mine de zombie je viens à toi alors ne referme pas ta porte je ne sais pas ce que l'on va devenir toi et moi je m'en fiche le temps que l'on est là l'un pour l'autre, tu te mets des barrières je ne t'en veux pas aime moi pour le pire, déteste moi pour le meilleur, tu peux faire ce que tu veux je ne rennoncerai pas je te prouverai que ça vaut le coup, je te retiendrai autant que possible crois-moi je suis assez forte et tu ne m'aura pas si facilement, je ne sais pas pour combien d'année mais accorde-les moi.
Elle avait débité ses paroles avec sincérité je ne l'avais jamais entendu parler comme ça, du moins pas devant moi, pas dans cet état. Je n'étais pas capable de répondre, j'aurai aimé lui dire que j'étais faible et que sa présence était pour moi extraordinaire, qu'elle m'avait apporté sa joie de vivre et que je ne pouvais plus m'en passer. Que c'était un amour démesuré auquel je ne suis pas prêt mais que je ne peux pas contrôler, ou que je gère maladroitement mais que si elle arrive à l'accepter je m'efforcerai de ne pas lui faire de mal et d'être là. Mais je ne savais pas dire tout ça, alors je la prit dans mes bras et je la serrait de toutes mes forces je plantais mon regard, qui osais-je espérer en dirait long, et je finis par lui dire "viens ne reste pas là on risque de te voir".
Et j'avais envie de me foutre un coup poing en plein dans la gueule.