mercredi 28 décembre 2016

Je clôture ce blog après bientôt trois années à écrire ici, publier ou non mes textes, mes récits, mes poèmes. Une très longue histoire, beaucoup de chemin parcouru, un livre qui est ma plus grande fierté. Si j'y met un terme c'est parce que mon inspiration me fait défaut depuis quelques temps, je préfère faire une pause et lorsque je reprendrais ce sera une nouvelle page qui n'a plus sa place ici.  Si je ne sais plus écrire sur ce qui m'a longtemps inspiré c'est qu'il n'y a plus rien à écrire. J'ai vécu les plus belles années de ma vie pendant l'écriture de ce blog et j'ai été heureuse de vous les faire partager. Parfois mes joies, mes espoirs, mes vices, mes désespoirs et surtout mes peines parce que j'ai besoin de vide et de manque pour écrire les plus jolies choses. Je dédie ce blog à l'homme qui a tout changé dans ma vie, qui apparaît dans la plupart de mes textes à son grand désespoir que je n'ai pas su ne les partager qu'avec lui. Mais je sais qu'il ne m'en voudra pas. Nous avons une autre histoire à écrire maintenant. Ici c'était un peu mon échappatoire, mon jardin semi-secret. Mais aujourd'hui une page se tourne, je ne sais pas vers où je vais mais j'en profite que nous démarrons bientôt une nouvelle année pour prendre un nouveau départ sur tout. De grands changements en perspective, déménagement, nouvelle discipline sportive, des projets personnels, des voyages et profiter avec les personnes que j'aime tant, à commencer par moi-même. J'aimerai me concentrer maintenant sur le bonheur qui m'attend pour pouvoir écrire des choses plus positives. 

Je ne serai plus jamais seule, tout ce qui est écrit demeure dans l'absence...

Amandine.


Mon ami, mon amour, mon amant,
Je sais que tu ne fais pas semblant,
J'ai réfléchi et je n'ai vu que tes torts,
Toi qui pourtant a essayé de faire tant d'efforts,
Je vois ta douleur qui à travers tes silences transperce,
Et j'ai le coeur qui sans toi se disperse,
Mon âme soeur j'ai le manque de nos éclats de rire,
J'ai le corps inerte sans tes bras qui l'inspire,
Tu es ma famille je n'ai que vous deux mes anges,
Personne ne croit à notre séparation c'est étrange,
Je suis émue qu'on veut nous revoir ensemble,
Je suis touchée que tu avoues que tu trembles,
Allons-y doucement reprenons le commencement,
Une vraie relation sans consentement,
Cette fois pas d'un commun accord,
Qui unissait juste le plaisir de nos corps,
Je sens ton coeur se rapprocher du mien,
Je sais que tu es prêt je ne suis pas loin...


Je m’isole pour ne penser qu’à toi
Ton message m’a mis en émoi
Me revoir est un premier pas
Je sais qu’on se retrouvera

Je deviens laide sans ta présence
Je repousse toutes les avances
Sans tomber dans la démence
J’ai perdu tous mes sens

Je préfère attiser de la colère
Mais à nouveau partager ton air
Doucement tu réapparais sur ma terre
Tu es le seul qui me libère

Je suis blême je n’ai plus goût à rien
C’est l’espoir qui me retient
Que ton cœur se relie au mien
Et mon corps qui t’appartient

Tu me manque je vacille
Et c’est toi qui oscille
Je ne suis plus une petite fille
Toi qui en un geste me déshabille

Nous allons être réunis
Plus que jamais nous serons unis
Parce qu’on a bien compris
Qu’on a besoin de l’autre dans sa vie…

mardi 27 décembre 2016

Monsieur mon corps a mal, il se languit de vous.

Mon amour je suis meurtrie j'ai la tête chaque nuit en euphorie.

Je dépérie de jour en jour, je ne peux me résigner à ne plus te donner cet amour. Je ne peux accepter de ne plus être nous, ton silence rend mon coeur fou. Je suis une incomprise, m'aimer est ta hantise. Mais mon ange mon vide est le tien, je t'en supplie reviens...


jeudi 22 décembre 2016

Vouloir oublier quelqu'un c'est y penser tout le temps...

Mon ange je m'en veux de t'avoir quitté égoïstement pour penser plus à moi. Parce que je ne sais pas le faire quand je suis avec toi. Je suis entière et si je donne c'est tout ou rien, peut-être que si j'avais reçu davantage ça aurait été différent. J'ai besoin de repos mes émotions et mes sentiments ont prit le déçu et j'étais épuisée réellement épuisée. Je m'en veux car je sais faire des choses sans toi et à chaque fois il faut que l'on se sépare pour que je vive, pourquoi ne puis-je pas trouver l'équilibre ? Suis-Je faite pour être deux ? J'aurai aimé que tu m'apprennes mais je crois que tu ne sais pas non plus comment t'y prendre.
Je voudrais que tu reviennes, parce que moi je ne suis plus sûre d'en être capable sans recommencer dans quelque temps. Parce qu'encore une fois ce sera moi qui ai fait le pas vers toi. J'ai pris la décision et j'aimerais non pas que tu me dises que c'était la solution mais qu'on peut faire mieux. J'aimerais te manquer et qu'on y aille doucement. J'aimerais reprendre tout du début, que l'on se séduise, que l'on fasse des sorties pour se redécouvrir et qu'on apprend à se connaître autrement.
J'aimerais que tu m'invites un jour à passer une soirée chez toi et que j'ai l'impression que c'est la première fois.
Nous deux on a commencé par une histoire sans lendemain, on est resté avec ça, c'est peut être pour cela qu'on y arrive pas. J'aimerais qu'on se voit autrement qu'aujourd'hui, comme si on venait de se rencontrer. Maintenant qu'il n'y a plus le contexte du travail, tu n'es plus mon patron, je ne suis plus ton assistante, nous nous sommes croisés par hasard...
Nos regards viennent de se toucher...
Tu as trouvé mon Facebook...

Envoie-moi un message...

mercredi 21 décembre 2016

T'as tout faux ce n'est pas la décision la plus intelligente et censée que j'ai prise c'est la pire de toute. J'ai mal c'est insupportable.

lundi 19 décembre 2016

J'ai vu tellement d'étoiles dans le ciel, mon amour la mienne s'est décrochée et plus jamais je ne regarderai le ciel de la même façon sans penser à toi.

Pardonne-moi ma comète c'est mon étoile qui a filé et si tu savais comme elle est éteinte en ce moment...

mercredi 14 décembre 2016

Ta beauté est tourmentée, il y a chez toi un mystère, pourquoi à travers tes yeux je ressens à ce point la misère ?
Ton cœur est mouvementée, ta voix est pleine d’écorchures, dans tes émotions il y a comme une ouverture.
Que fais-tu au milieu de cette immense poussière ? Tu danses la mort à travers un voile de prières.
Ta douleur est un cri de silence, tu trembles sur la terre qui vibre de ta souffrance.
Tes gestes traduisent tes névroses, tu n’es qu’un fantôme de sinistrose.
Dans ton regard la détresse perdue,
Mais où es-tu ?
Dans ce brouillard, tu cours espérant voir une ombre blafarde,
Mais il n’y a rien que le vide qui te regarde.

A.V

vendredi 9 décembre 2016

Je suis malade, à mon grand désespoir j'ai tous ces petits trous noirs qui me détruisent lentement, des pierres dans les entrailles qui m'empêche de vivre normalement. Il y a des matins où la fatigue me prend, il y a des soirs où la douleur me surprend, et ces journées où je dois lutter incessamment contre le cycle infernal des sentiments. Je suis malade, c'est irréversible, j'ai le malheur d'avoir été prise pour cible, par le tourbillon des troubles périodiques et à chaque examen j'ai cette peur panique, qu'on ne peut plus réparer la mécanique. Il paraît si jeune mais mon corps est fiévreux, j'ai mal au plus profond de mon être poreux, le temps passe vite et je suis de plus en plus en souffrance, comment demander d'être ma seule espérance ? Il sera trop tard je n'y survivrai pas, si je dois renoncer alors c'est la mort qui m'emportera...

A.V

jeudi 8 décembre 2016

Midi.
Les rues sont bien calmes, c'est l'heure idéale pour marcher sur mes pensées.
- Excusez-moi vous avez l'air perdu ?
- C'est juste un air, en fait, je flâne.
- Et vous allez où ? - Je ne sais pas encore je verrai en route. 
Elle traversa la route et continua son chemin, quelques minutes plus tard… 

- Bonjour, vous êtes charmante !
- Merci. 
- Vous avez l'air célibataire.
- C'est une question ?
- Non une constatation.
- Vous avez l'air con, l'êtes-vous ?
- Euh non je ne crois pas.
- Alors je crois être aussi célibataire que vous soyez con.
Elle prit une autre direction vers la digue pour regarder les mouettes, elles s'acharnaient sur un paquet de frites, se bousculaient et se mettaient même des coups de bec. Quel spectacle affligeant, il y en avait bien assez pour toutes elles auraient pu partager et festoyez ensemble dans la sérénité mais non elles avaient choisi de faire ça égoïstement, c'était celles qui en aurait plus que les autres, chacun pour sa gueule, et elle se dit qu'il y a bien trop de mouettes dans ce monde. Il y en a une qui l'énerve particulièrement parce qu'elle a l'air plus forte que les autres, c'est juste un air, sûre qu'elle ne vaut pas grand chose alors elle court à toute vitesse pour la faire fuire. 
Puis elle s'en veut, juste un peu elle s'en remettra.
Sur un banc un homme se tenait là assis face à la mer, elle passa ses bras autour de son cou et lui fit un baiser sur la joue.

- Pardon mais vous aviez l'air triste.
- Je ne suis pas triste, je porte un lourd poids de culpabilité.
- Et ça pèse combien ?
- Des litres.
- Des litres ?
- De larmes.
Elle détourna les talons et se dirigea vers les balançoires où les enfants riaient et jouaient. Cet homme ne serait jamais à quoi elle ressemble, il ne s'était pas retourné. Mais peu importe le geste qu'elle avait eu envers lui était bien plus grand que la vue agréable de son visage angélique.
Une maman était là en train d'observer son petit garçon, elle avait s'en doute peur qu'il ne se fasse mal, elle portait un regard bienveillant sur lui et surtout sécuritaire, elle ne détachait pas ses yeux et veillait à ce qu'il ne s'éloigne pas trop, elle se levait et bondissait pour le réprimander quand il criait beaucoup trop. Alors elle s'assied à côté d'elle pour apprécier le bonheur des enfants en train de virevolter dans les airs.

- Ils ont l'air si heureux.
- Les enfants se contentent de peu.
- Non c'est faux, ils apprécient les moindres choses de l'existence et ce n'est pas peu de choses quand on y pense, ce matin ils se sont levés avec la joie et l'impatience d'être ici parce qu'ils savaient qu'ils allaient retrouver des copains, s'amuser, jouer les aventuriers, ils se sont préparaient à toute vitesse en criant "bon allez on y va maintenant ?" ils étaient même sans doute énervés et ce sont fait un peu gronder avant de partir. La plupart des parents ont dû leur dire "tu te calmes je te préviens arriver là-bas tu joues sagement tu ne fais pas le pitre". Puis ils sont arrivés ici avec des grands yeux, regardez-les comme ils apprécient cet instant tant attendu, et ce soir quand ils se coucheront ils en reparleront encore et encore avec un large sourire et s'endormiront avec. Combien d'adultes font encore cela vous pouvez me le dire vous ? Vous étiez aussi impatiente qu'eux ce matin de venir ici pour les voir rire et jouer ? Ce soir vous allez vous plaindre d'être fatiguée d'avoir dû courir après lui et vous direz demain à vos copines qu'il a été infernal. Allez-vous une seule fois évoquez le fait qu'il a rit aux éclats, qu'il s'est fait une petite copine et qu'il a joué au commandant de bord dans le toboggan ? Bien sûr que non. Ils n'ont pas l'air heureux ces enfants là maintenant, ils le sont véritablement.
- Qui êtes-vous pour me juger ?
- Je ne vous juge pas.
Et elle se leva pour rentrer chez elle tranquillement, elle commençait à avoir faim, elle aurait bien été se chercher des frites mais ce n'était pas raisonnable. Alors elle se prépara une salade composée et s'installa dans le canapé elle mit l'album de Barbara et ferma les yeux à chaque bouchée.

- (Tout haut) J'ai l'air d'une vieille.

Elle se dit qu'avoir l'air c'est formidable, ça laisse planer un doute, est-ce qu'avoir l'air c'est être ? Non après tout avoir et être sont deux verbes qui s'accordent différemment. C'est une apparence, on est dans le semblant comme notre existence est un semblant de vie. C'est beau d'avoir l'air ça surprend souvent.

A.V
Vous avez fait de moi un être pur qui assume ses envies en assouvissant les vôtres, quand vous me prenez à la gorge sans me laisser le choix vous me coupez le souffle et je sens ma vie entière me retenir. Vous êtes mon protecteur qui détient mon corps et mon âme j'ai besoin de votre éducation, je me sens libre avec vous et votre permission. Grâce à vous j'ai trouvé mon chemin celui où règne le respect et la confiance, vous êtes mon instructeur et je suis à votre écoute, vous m'initiez et j'aime m'offrir à vous comme une offrande.
Lorsque je m'égare vous savez me remettre en ordre dans le respect des règles, j'aime devoir mériter votre douceur et vos compliments, et subir quand je m'emporte ce que l'on appelle les châtiments. Vous avez fait de mes désirs vos ordres, et je m'abandonne totalement à votre univers. Nous sommes dans une intimité de partage où votre autorité est ma délivrance, je ne suis jamais seule car partout je ressens votre présence. A vous qui m'avez donné ce pouvoir d'être forte et d'oser montrer mes faiblesses, il y a une bienveillance mutuelle entre nous qui est hors du commun, en bravant l'interdit et en vivant intensément nous nous sommes révélés. 
L'équilibre entre la brutalité et la volupté, la tendresse et la rudesse, nous avons appris combien il est important d'allier les deux et d'en jouir avec respect et complicité dans toutes les circonstances. Nous communiquons verbalement et nous exprimons physiquement sans gênes l'un envers l'autre, vous avez brisé les chaînes qui retenaient mes pulsions, cette honte que je méprisais de moi-même. Je suis votre cadeau et vous êtes mon privilège.

mercredi 7 décembre 2016

" Tu es vraiment incroyable..."

Jamais sans toi
Sans le dire
Juste te l'écrire
Mon amour à moi

Je sais maintenant
Qu'on ne séparera pas
On est si bien là
Mon secret imminent

On se dévoile peu à peu
Au grand jour
Sans discours
On est bien à deux

Je n'ai plus peur
Que tu m'échappes
Je te rattrape
Avec mon coeur

Nos rires aux éclats
Ces matins
Et les câlins
Après nos ébats

Mon Monsieur
Parfois animal
Dans le lit conjugal
C'est délicieux

Ma moitié d'existence
Je m'en fous
Si on échoue
Tu es mon évidence


Je t'aime et je t'aimerai jusqu'au bout, mon étoile filante <3

A.V







lundi 5 décembre 2016

Allonge-toi ma douce juvénile, tu m'as manqué ce soir je suis versatile, j'aime ton côté pur qui me donne envie d'un plaisir obscur. Laisse-moi jouer avec ton corps, je te punirai si tu me retiens encore, tu n'as pas été sage je le sais, viens ici ma belle tu mérites la fessée. Donne-moi tes mains fragiles, n'oublie pas que tu dois être docile, tu m'appartiens je vais te le montrer ce soir, demain tu ne pourra plus t'asseoir. N'aies pas peur mais soit craintive, ma petite soumise soit bien attentive, fixe-moi de tes grands yeux, rappelle-toi qui est Monsieur, je ne te le redirai pas, ton corps et ton âme sont à moi. Tu as été bien imprudente, je t'avais prévenu ne joue pas l'innocente, tu vas souffrir de plaisir mais tu n'aura pas le droit de jouir. Je me délecte de ton supplice et si tu veux faire des caprices, tu en payes les conséquences, je ne supporte pas ton arrogance. Ce soir j'ai besoin de ta chair et je sens que tu vas prendre cher, tu ne vas pas t'en remettre, je vais te faire savoir qui est le maître. A genoux ma petite aguicheuse, je sens ton excitation entremetteuse, je serai d'une douceur violente face à tes envies haletantes. Dans ton cou je laisse des traces avec ma bouche, pour qu'il n'y a que moi seul qui te touche, et tu viens me retrouver sans que je te le demande, tu viens à moi pour que je te réprimande. Devant ton visage d'ange, j'ai la main qui me démange, tu vas dormir avec moi cette nuit puisque tu sais bien ce qu'il se passe après minuit...

A.V

dimanche 4 décembre 2016

Je suis une calamité, parfois dans la banalité, parfois dans la gravité mais rien n'est jamais prémédité.
Dans ma profonde sincérité, je m'excuse d'être une originalité, le cerveau trop agité, j'ai souvent besoin d'adaptabilité. Sans affectivité je me retrouve dans l'incapacité, c'est si difficile je me sens alitée, de mes émotions en captivité. Un peu hors de la normalité, j'ai la peur de l'agressivité et si on fait tout pour m'éviter je me sens atteinte à mon intégrité.
J'ai des envies d'affinités mais mon coeur baigne dans l'acidité, aussitôt je vais m'abriter pour en rester à l'ambiguïté.
Je suis d'une authenticité à braver toutes les combativités mais je suis une confidentialité qui cache bien toutes ses complexités...

A.V

vendredi 2 décembre 2016

"_Tu es complètement déconstruit comme un puzzle en pièces mais tu vas te remettre en ordre. Il faut commencer par les coins, chercher les bouts de ciel bleu. _Eh où est que je le trouve ce ciel bleu ? " [Man Up]

Je ne veux plus être seulement ton présent
Je veux être tes prochains souvenirs...

The more I see you

Je ne sais pas je ne peux pas l'expliquer mais il faut toujours que j'y retourne. Pour qu'il me condamne et que la douleur mêlée au plaisir que je ressens existe et me prouve que tout cela est réel. Je fond à travers son corps pour qu'il me transperce et que je ne m'en remette jamais, parce que je l'aime à m'en tordre le coeur et je m'en fou d'avoir l'air d'une assoiffée de désir qui boit de son être jusqu'à l'ivresse. Je le retrouve imbibée d'amour et je sombre dans son sommeil, je vais à lui comme une alcoolique en manque, je veux qu'il m'offre sa luxure qui me brisera en mille morceaux parce que lui seul peut me détruire et c'est mon privilège. Parce que je l'aime et je sens qu'il lâche prise, je ne suis pas au bout de mes peines mais j'ai cet amour qui coule dans mes veines.

A.V 

jeudi 1 décembre 2016

« J’aurai voulu être un crayon, je me serais marié à une feuille et nous aurions eu plein de petits mots… »

Je parviens difficilement à écrire, pourtant je suis là et je tape sur mon clavier, pas par amour de la littérature mais par nécessité, pour essayer de me faire comprendre, de me comprendre. J’aurai aimé être un stylo, non une plume. Parce que je me sens comme elle, légère, fragile, avec une pointe assez forte pour appuyer là où ça fait mal. Je me vide à travers les phrases et je sens mon énergie partir à chaque mot, je ne sais communiquer autrement. Parfois j’ai les mots au bord des lèvres mais ils ne peuvent pas sortir, et je me contiens, parce que contrairement à ce que je laisse penser je parviens difficilement à être moi-même, par peur d’être rejetée. J’ai l’air de n’avoir peur de rien ? Mais en fait, j’ai peur de la peur elle-même. J’ai la maladresse des mots, alors je préfère ne rien dire, pour réfléchir à comment les dire . Je suis capable longtemps après et pour tout autre chose de ressortir des émotions ressenties pour un événement et que j’ai gardé pendant des jours, des semaines, des mois. Je suis happée par les énergies, je ressens la moindre émotion négative de l’autre même quand pour l’autre elle n’est pas une gêne, et cette émotion je l’absorbe, je la respecte. Je cogite, je fulmine, je vais me taire, j’ai une capacité à prendre sur moi impressionnante. Et une fois seule, je vais en souffrir, la machine émotionnelle se remet en route, je lâche prise, j’ai mal, je suis dans une solitude extrême qui ne peut être comblée, tellement profonde qu’il ne me vient même pas à l’idée de la partager. Je ressens trop et je perds mon pouvoir d’expression, alors mon corps prend le relais, je me sens vidée épuisée je plonge dans un long mutisme et le lendemain au réveil j’ai des douleurs partout, mon cerveau est courbaturée et j’ai le corps qui me fait mal. Je suis à vive, au sens propre comme au sens figuré, je ne supporte pas les matières sur ma peau, les sons, les lumières, les regards. Le monde m'est insupportable, c'est pour ça que je me suis créée le mien.


A.V