lundi 28 septembre 2015

" Pourtant t’es beau, comme une comète 
Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête 
Et quand bien même 
Y aurait que moi 
Tu peux pas t’en aller comme ça 
 
Parce que t’es beau 
Comme une planète 
Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête 
Je te le répèterai 
Tant qu’il faudra 
Tu peux pas t’en aller comme ça 
." Kané - Fauve

Cette nuit la lune n'a jamais été aussi belle, tintée de lumière couleur feu, pour un spectacle qui m'en a mis plein les yeux. Flamboyante dans sa robe rouge passion, elle danse ensorcelante, dans la ville sous la pénombre je suis en admiration, tout mes sens sont décuplées, devant un ciel que je ne cesse de contempler. En éveil, je suis transportée dans un rêve, c'est dimanche il est tard je suis ici, je voudrai que jamais il ne s'achève, pour rester dans cette autre galaxie.
Enchanteresse, réunissant les âmes en détresse, prenant les éclats du soleil, elle n'a plus de cicatrice, telle une vraie merveille, ce soir plus que jamais séductrice. 
La lune est complète et pleine, au plus proche de la terre et de la mer, rassemblant des coeurs en peine, un moment exceptionnel dans une douce atmosphère. Les planètes sont parfaitement alignées, l'instant est unique, des êtres ce sont imprégnés, un puissant envoutement pudique.
Une lune rougeoyante, qui me fait vivre un voyage céleste magique, conjonction rare de deux phénomènes astronomiques, non pas une lune sanglante mais un astre de nuit idyllique. 
Mon coeur et la lune sont dans la plénitude, ne laissant aucun doute ni incertitude, je flotte dans l'espace, entourée de bras qui m'enveloppe comme une carapace. Un spectacle plein d’ambiguïté, je suis heureuse, le temps d'une nuitée, qui me laisse encore rêveuse.

A.V

jeudi 24 septembre 2015

Sa petite poupée 
Poupée magique 
Poupée magnétique 
Poupée envoûtante 
Poupée énigmatique
Poupée énergique
Poupée pétillante 
Poupée à frange 
Poupée étrange
Poupée inconnue 
Poupée ingénue
Poupée mignonne
Poupée personne 
Poupée agaçante 
Poupée enivrante
Poupée survenue
Poupée saugrenue
Poupée sombre 
Poupée de l'ombre
Poupée lumière 
Poupée fière
Poupée fragile
Poupée docile
Poupée entêtante 
Poupée délirante 
Poupée confidente
Poupée indépendante
Poupée heureuse 
Poupée amoureuse
Poupée soumise 
Poupée exquise 
Poupée coquine
Poupée copine 
Poupée chaudasse
Poupée salace
Poupée sage
Poupée sans âge
Poupée chiante
Poupée souriante
Sa petite poupée
Poupée loupée
Poupée clochette
Poupée honnête
Poupée éternelle
Poupée charnelle
Poupée d'une nuit
Poupée d'une vie
Poupée d'un jour
Poupée toujours

A.V
J’ai rencontré mon égo nous avons eu une conversation Il n’a pas été délicat je dirai même qu’il a été plutôt violent.
J’ai cru m’évanouir j’ai vu le sol se dérober, tout s’est mis à vaciller autour de moi. Il m’a regardé en face pour me frapper de plein fouet :
-        Non mais tu croyais quoi, que tu étais exceptionnelle ? Que tu avais ton importance ?
-        Stop tait toi !!!
-        Non je ne me tairais pas, voit la réalité, tu fais ta petite poupée tu crois avoir de la magie dans les yeux mais tout ça n’est qu’une illusion que tu te donnes, il n’y a pas de poussières d’étoiles pas plus que des paillettes quand tu clignotes des paupières. Tu n’envoute personne tu n’es qu’une ombre, une illusion d’optique, tu es transparente.
-        Attends tu es dur là, pourquoi tu es si méchant avec moi ?
-        « Pourquoi tu es si méchant nianiania » mais arrête un peu de pleurnicher, arrête de te croire dans le monde des bisounours, avec tout ce que tu as pris dans la tronche tu n’as pas encore compris ? Devient adulte au lieu de faire croire que tu l’es !
-        Je veux juste être heureuse, justement à force d’avoir trop encaisser, de mettre fait du mal j’en ai marre je veux du bonheur dans ma vie.
-        Tu m’écoeure avec ta positivité à la limite je te préférais dépressive, personne y croit à ton discourt, tu ne changeras pas le monde, tu veux être heureuse ? Sois égoïste, ne cherche pas à ce que tout le monde t’aime, ne sème pas ton amour et ton envie de partager un bien-être autour de toi, tu n’es pas Boudha ou une sorte d’esprit bienveillant qui peut faire le bien. Pense à ta gueule et vis, les autres s’intéressent à toi et tu te sens exister mais tu finiras au même endroit qu’eux et tout le monde finira par t’oublier.

Oui je suis peut-être bien folle, un dédoublement de personnalité, bipolaire, borderline, schizo peu importe, que voulez-vous je suis gémeau c’est mon côté obscur qui a besoin de sortir parfois et ça m'fait du bien.

A.V

samedi 19 septembre 2015

6h du matin je n'arrivais plus à dormir, je repensais à ces deux dernières semaines ça tournait en boucle dans ma tête, tout était mélangé, je me contredisais sans cesse croyant que ce serait facile, c'est vrai elle avait prit tellement de place alors que je lui en avais laissé si peu. Je me comportais comme un idiot parce que je ne savais pas comment m'y prendre, je suis paumé elle a foutu un sacré bazar, pas seulement dans mes sentiments, il y a encore des vêtements à elle éparpillait, je n'arrive pas à les ranger ni à lui rendre, ça me fait sourire et j'ai l'impression qu'elle est là. Elle n'avait rien fait de mal, pourtant j'avais l'impression de la punir. Je me levais en titubant et dans la salle de bain me passa un jet d'eau froide sur le visage, je me regardais dans le miroir "t'as une sale mine mon gars" j'étais sorti hier soir histoire de me changer les idées, avec tous les problèmes qui s'accumulent en ce moment, entre mon nouveau poste de dirigeant j'ai la pression. Puis il y a mon banquier qui me harcèle parce que je n'arrive plus à rembourser mon prêt, il faut dire que malgré ma promotion, le salaire n'était pas la source de motivation, la grande direction m'avait prévenu : "le challenge est de réussir le pari de faire remonter les chiffres avant la fin de l'année, ensuite nous rediscuterons de votre salaire si tout se passe bien" , bin voyons. Et pour couronner le tout mon fils de 15 ans qui en plein dans sa crise de l'adolescence et fais tout voir à sa mère qui du coup déversait sa haine sur moi en me disant que si j'étais un meilleur père ça n'arriverait pas, si j'avais été plus présent il ne se comporterai surement par comme ça, nous avions divorcé d'un commun accord mais je crois qu'en réalité elle n'avait jamais digéré l'échec.
Je décidais d'appeler mon meilleur pote avec qui j'ai passé la soirée hier il devait se lever tôt pour aller bosser, il tenait une épicerie bio, une reconversion après 15 ans dans une boite de publicité il avait tout largué pour se mettre à son compte, je l'envie d'avoir eu ce courage. Il décrocha rapidement et ne me laissa pas le temps de commencer :
- Salut mec, pas trop dur le réveil ?
- M'en parle pas j'ai un mal de crâne phénoménal
- Tu te fou de moi tu n'as pas bu une goute d'alcool et t'es rentré à minuit !
- Ouais j'ai pourtant l'impression d'avoir 2grammes.
- C'est l'effet que ça fait mon gars, la gueule de bois amoureuse !
- Qu'est-ce que tu racontes ? Je te l'ai dit je m'en fou de cette fille, c'est terminé, je passe à autre chose, je ne la reverrai plus, je ne veux pas qu'elle souffre à cause d'un type comme moi elle va reprendre sa vie et moi la mienne et ce sera très bien comme ça.
- Ah, c'est donc à ce point là !
- Quoi donc ?
- Que tu l'aime !
Je lui raccrochais au nez. Ce mec est comme mon frère, il me connait plus que moi-même et ça m'énerve parfois.
Nous n'en avons pas parlé de la soirée, d'elle ... Elle si douce qui est apparu brutalement dans ma vie comme une petite fée avec délicatesse, avec sa candeur m'a fait perdre la raison, moi qui m'était juré de ne jamais plus me laisser attendrir. Mais elle c'était le genre à faire fondre n'importe qui. On s'est connu sur le parking d'un supermarché, je lui ai embouti sa voiture, je me suis comporté comme un con en lui disant que je n'avais pas le temps et je lui ai laissé mes coordonées. Nous nous sommes revu pour le constat, je me suis excusais de mon comportement et elle me regarda avec ses grands yeux pour me dire "ce n'est pas grâve vous aviez sûrement passer une mauvaise journée et j'ai le plaisir de vous revoir aujourd'hui avec le sourire". Cette fille était la bienvaillance incarnée, un air enfantin et femme à la fois, entre force et fragilité, un visage angélique qui rien qu'avec un battement de cil pouvez vous faire faire tout ce qu'elle désire. Elle le savait mais n'en joué pas, c'est ce qui faisait son charme naturel.
"J'espère que tu ne m'envoutera pas" je lui avais dit ses mots quand nous sommes tombés dans les bras l'un de l'autre quelques semaines après, nous avions décidé de vivre une histoire, sans promesse, quelques temps, ça ne devait pas durer, mais le destin nous a rapproché sans rien précipiter, naturellement. Des instants magiques.
Tout ça pour lui dire à présent que ça ne pouvait plus continuer, qu'elle méritait mieux, je la fuyais autant qu'elle me courrait après, parce je ne m'attendais pas à ce qu'elle entre à ce point dans ma vie et surtout je me surprenais à ne pas vouloir qu'elle en sort. Pourquoi s'obtinait-elle à vouloir rester avec un homme comme moi ? Je n'avais rien à lui offrir, pourtant elle était toujours là. Ces derniers mois avaient été merveilleux, pourtant il y a deux semaines j'ai rompu le lien, il fallait que je prenne mes distances afin de régler mes soucis personnels, sauf qu'elle était dans ma tête, je n'avais pas le droit et je refusais d'y penser, je lui gâchais son avenir elle n'avait pas besoin de ça. J'avais même essayé de l'oublier dans les bras d'autres femmes, je voulais me persuader qu'elle n'était pas si importante que cela et que je ne ressentais rien, je voulais dans mon putain d'égo d'homme me prouver que je suis libre et que je ne lui appartiens pas et que quelque part j'étais capable de faire sans elle et qu'elle devra aussi faire sans moi. Je me suis voilé la face, et là dans le miroir mon reflet me crache à la tronche.
Hier soir elle m'a envoyé un message "tu me manque", rien de plus, simplement même pas de ponctuation. Ce n'était pas dans ses habitudes, elle était plutôt du style à me faire des sous-entendus, c'est son côté réservé, je voyais bien comme je l'intimidais encore et qu'elle s'efforcait de me faire comprendre les choses subtilement. Elle devait être désespérée au point d'aller à l'essentiel et je n'ai même pas daigné lui répondre. Je prit mon téléphone et j'écrivais sans prendre le temps de respirer : "tu me manque aussi viens me rejoindre, viens allons vivre cette aventure qui nous mènera je ne sais pas où, j'ai besoin d'aller nulle part et je veux t'emmener avec moi." puis j'effaçais tout d'un coup pour taper : "Je suis désolé de ne pas t'avoir répondu, je ne sais pas quoi te dire, sois heureuse ça va passer." et je l'envoyais. Non mais quel idiot, je relis mes mots, franchement je suis nul en expression, je n'aurai rien dû répondre finalement, ça va lui faire encore plus de mal. Mais que pouvais-je bien dire ? Moi-même je ne savais pas où j'en étais, elle me rassurait sans cesse prétextant qu'elle se sentait bien, que notre relation prendrait le temps qu'il faudra et qu'elle n'avait besoin de rien plus, je n'avais soi disant rien à lui prouver. C'est vrai, je n'étais pas prêt à m'investir d'avantage, depuis mon divorce je n'arrivais plus à me projeter en couple, encore moins vivre avec quelqu'un, j'avais trop donné et j'avais juste envie égoïstement je sais, de penser à moi et seulement moi.
Sauf que quand ça ne va pas fort, c'est à elle que j'ai envie d'en parler, quand je suis heureux c'est avec elle que j'ai envie de le partager, mes moments de peine, mes réussites, mes échecs, même les petits trucs qui paraissent ridicules, j'aime bien lui raconter ce que j'ai fais, j'aime bien lui envoyer des photos, parfois on communique comme ça comme deux gosses et c'est fou comme ça me fait du bien, je me sens existé à travers elle, c'est peut-être pour ça que je fais l'homme transparent. Je l'avoue je me sens moins seul même quand elle n'est pas avec moi. Ca y est je recommence, à avoir des pensées que je ne dois pas avoir. Elle va m'oublier, même si elle me fait croire le contraire, elle va s'en remettre et moi je n'ai pas le choix je continuerai en veillant à ce qu'elle soit heureuse de loin, je la regarderai bâtir son futur sans moi et je suis sûr qu'elle est destinée à un bel avenir, savoir qu'elle va bien devrait me suffir.
Un bruit sourd me sort de ma rêverie, on frappe à ma porte, ce doit être le livreur j'attendais un colis ce matin. J'ouvre et je crois voir un miracle devant mes yeux, c'est elle, comme elle est belle, pâle et les yeux cernés, elle n'a pas dû beaucoup dormir, elle est encore dans son petit shorty, ses grandes chaussettes jusqu'aux cuisses et son débardeur, sa tenue pour dormir, ses yeux brillent et elle a l'air fatigué. Pourtant elle est plus belle que jamais, là devant moi fragile comme une fleur, j'ai envie de la serrer dans mes bras, la protéger, la rassurer, elle ne me laisse pas le temps d'agir :
- Maintenant tu vas m'écouter, j'ai eu ton message je n'arrivais plus à dormir je suis venue sans me poser de questions il fallait que je te parle, laisse moi te dire tout ce que j'ai sur le coeur, je n'en peux plus de me retenir par peur que tu fuis encore. Je n'ai plus rien à perdre puisque tu m'échappes, alors il faut que je te dise que non je n'y arrive pas, je ne peux pas croire que ça ne te fais rien, après tout ce que l'on a vécu, je vis je revis depuis que tu m'accompagnes, c'est plus seulement une histoire de sexe, de jeu, tu n'es pas juste là pour combler un manque et ma solitude, ouais je te le fais souvent croire et toi aussi. Regarde-moi bien dans les yeux,  je ne veux pas que tu t'en aille, je ne veux pas que tu me laisse, pas là, pas comme ça, tu crois faire mon bonheur en me laissant partir mais je ne t'ai rien demandé, t'as rien compris ! Je ne te demande pas de me dire que tu m'aimes, de m'offrir des cadeaux, qu'on sort comme un couple, qu'on vit ensemble et qu'on fasse un beau mariage, je ne te demande pas de renoncer à ta liberté ni même de mettre fidèle, je n'ai pas besoin de mettre un nom à notre relation franchement je m'en fou, je peux vivre sans toi mais je n'en ai pas envie, de quel droit peux-tu choisir à ma place ? Je ne peux pas me résoudre à continuer sans ne plus pouvoir te raconter, rire, parler avec toi, tu vois je ne parle même pas d'amour, tu veux être seul mais pourtant je suis toujours là, tu reviens ou c'est moi qui reviens, on peut essayer de se mentir, de se faire croire que l'on n'est pas plus important l'un pour l'autre tu le sais c'est un leurre ! Alors ne me fais pas une crise d'éloignement soudainement pour me dire que c'était chouette mais voilà c'est bon on arrête ?! Oui je suis en colère parce que j'ai peur, je t'en pris serre-moi dis quelque chose fais quelque chose ne me laisse pas planter là je suis honteuse, gênée, affreuse dans mon pijama avec ma mine de zombie je viens à toi alors ne referme pas ta porte je ne sais pas ce que l'on va devenir toi et moi je m'en fiche le temps que l'on est là l'un pour l'autre, tu te mets des barrières je ne t'en veux pas aime moi pour le pire, déteste moi pour le meilleur, tu peux faire ce que tu veux je ne rennoncerai pas je te prouverai que ça vaut le coup, je te retiendrai autant que possible crois-moi je suis assez forte et tu ne m'aura pas si facilement, je ne sais pas pour combien d'année mais accorde-les moi.
Elle avait débité ses paroles avec sincérité je ne l'avais jamais entendu parler comme ça, du moins pas devant moi, pas dans cet état. Je n'étais pas capable de répondre, j'aurai aimé lui dire que j'étais faible et que sa présence était pour moi extraordinaire, qu'elle m'avait apporté sa joie de vivre et que je ne pouvais plus m'en passer. Que c'était un amour démesuré auquel je ne suis pas prêt mais que je ne peux pas contrôler, ou que je gère maladroitement mais que si elle arrive à l'accepter je m'efforcerai de ne pas lui faire de mal et d'être là. Mais je ne savais pas dire tout ça, alors je la prit dans mes bras et je la serrait de toutes mes forces je plantais mon regard, qui osais-je espérer en dirait long, et je finis par lui dire "viens ne reste pas là on risque de te voir".
Et j'avais envie de me foutre un coup poing en plein dans la gueule.

vendredi 18 septembre 2015

"Tomber d'un arbre c'est haut; tomber d'un avion, c'est encore plus haut; mais tomber en amour, c'est la chute fatale."

Etre tout et s’attacher
Etre un peu et s’arracher
Aimez-moi pour le pire
N’être plus rien pour vous qu’une partie de plaisir

Oh mon si bel insolent
Enlevez-moi pour la nuit
Je sais c’est indécent
C’est limite interdit
Mais vous mon doux amant
Vous c’est inédit

N’attendez rien
C’est au creux de mes reins
Que vous vous laissez finir
Au contour de mes seins
A défaut d’en rougir

Cachons l’échéance qui se joue
Gagnez-moi-même si cela paraît fou
Dans de beaux draps
De vous à moi encore une fois

Volez-moi pour la nuit
Je suis mis à nue
Votre muse, votre ingénue
Je sais c’est une folie
Mais vous c’est inédit

Inspiration chanson d’Elodie Frégé - Inédit

A.V

mercredi 16 septembre 2015

Je suis assise sur un rocher, une brise de vent me caresse les cheveux, la mer vient lécher mes pieds qui balançent dans le vide, j'ai choisi cet endroit tranquille pour méditer, là où je me sens le mieux, en cohésion totale, un paysage qui laisse voir une ligne horizon où tout est possible. Je suis au milieu de personne, il y a moi et il y a cette nature plus que jamais vivante. Mes sens sont éveillés, la vue en mode panorama, l'ouïe fine où le moindre détail capte mon attention, l'odorat avec un parfum marine, le goût saveur iodé doux et amer à la fois laissant une fraîcheur dans la bouche, le toucher de mes mains sur la surface de la pierre rustre et usée par le temps. Mais ici le temps s'arrête, je met de la musique sur ma station préférée RFM "Emmène-moi voir la mer fais-moi boire l'océan" ça fredonne c'est dans l'air, la musique semble s'éparpiller avec le sable, je respire à plein poumon dans mon ventre il y a une légère chaleur qui remonte pour faire battre mon coeur au rythme de la chanson.
Changement de titre je reconnais Florent Pagny, "savoir aimer", oh comme elle me ressemble ses paroles, la mer bruyante me fais tourner la tête d'une sensation de bien-être
"Savoir aimer sans rien attendre en retour"
La lumière cachée derrière des nuages formant des petites boules de coton,
J'ai envie de souffler très fort pour les faire s'envoler comme on le fait avec de la mousse dans son bain, est-ce léger comme la mousse un nuage? Est-ce palpable ou passe t-on à travers quand on le touche ? Oh comme j'aimerai savoir
"Donner sans reprendre, ne rien faire qu'apprendre"
La nature me donne sa leçon, celle où le coeur à ses raisons
Les vagues ondulent et mes yeux pétillent sous ce spectacle, ma tête se vide, j'entends des pas
"Aprendre à sourire, rien que pour le geste"
Je sens une étreinte m'entourer et me serrer doucement
Un murmure de silence
"Sans vouloir le reste et apprendre à vivre"
Je ferme les yeux je suis dans des bras qui me protègent
Je respire et il me semble qu'une autre odeur se mêle à celle de l'iode
Un mélange épicé et agréable, je reconnais ce parfum enivrant
"Goûter à ce plein bonheur qu'on vous donne comme par erreur"
Plus fort encore je suis comme transportée je sombre je retiens ma respiration
J'entend un souffle tout proche de mon oreille...
"Apprendre à rêver, à rêver pour deux, rien qu'en fermant les yeux"
Des petits baisers dans le cou ça me pique de bonheur, une sensation que tu ressens jusqu'au creux du dos, ça tire de plaisir,
Je ressens comme un frisson dans tout le corps.
Je n'ai pas froid je suis nichée et dans une paralysie profonde, instant émotionnel,
"Vouloir jusqu'au bout rester malgré tout"
Soudain je ne sens plus rien, l'étreinte se défait, je ne me sens plus soutenue et manque de basculer vers l'arrière, je reviens peu à peu à la réalité, un courant d'air me traverse,
"Et s'en aller..."
Je me retourne il n'y a personne, je cherche du regard la plage est déserte, le vent balaye la digue, un rayon de soleil essaye de percer le ciel
"Et s'en aller..."
C'est la fin de la chanson, je fronce les yeux, au loin j'aperçois une silhouette de dos, une vague passe par dessus le rocher devant moi et vient arroser mes rêveries, la silhouette a disparu au coin d'une ruelle
Je suis son ombre
Je sais la retrouver
Je souris.

A.V

vendredi 4 septembre 2015

"C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore." Anatole France.

Fleur symbolique aux multiples facettes parle d'amour absolu, se montrant toujours éclatante elle touche profondément le coeur à sa simple vue. 
Des épines lui donne un côté piquant, elle protège ses pétales fragiles, une douceur velouté elle enchante par sa sensualité, réveillant l'excitation romantique elle rayonne de majestuosité. 
Sa couleur ardente attire la passion elle doit pourtant sa vivacité à une grande souffrance cachée, une pureté teintée de sang, son corps est un brasier qui enflamme les sens.
Fleur exotique suscitant l'admiration, elle représente aussi l'opposition extrême. 

Une personnalité haute en couleur traduisant des sentiments puissants pour une fleur vivace qui parle d'amour intense et du désir ardent. 
Deux fleurs emblématiques qui cachent bien des vérités, deux symboles d'amour et de sincérité. 


A.V

Moi je suis comme un cerf-volant , si quelqu'un ne tient pas la bobine, pfft , je m'envole .. et toi, c'est drôle, je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer ... » Anna Galvalda.

Même quand t’es proche je sens ton absence qui m'entaille,
Tu me manque au plus profond ça me tiraille,

C’est terrible j’ai trop peur que tu t’en aille,
Faut dire que dans mon cœur t’as mis une sacrée pagaille.

A.V

J'étais assise sur la marche d'escalier de notre chalet, avec ma machine à écrire vintage dégotée au marché aux puces lorsque j'habitais encore le nord de la France. Je ne savais pas trouver les mots, syndrome de la page blanche comme à chaque fois que je me décidais à lui écrire. Après tout je n'étais pas obligée de lui donner des nouvelles, j'étais partie vivre mon rêve il ne m'a jamais retenu car tout deux nous savions que c'était le mieux à faire. A.V

Je ne veux rien de mieux, je ne peux pas imaginer une autre vie, je ne peux pas envisager que quelqu'un d'autre nagera à mes côtés sur l'immense océan de ma vie. J'étais comme perdue en pleine mer, tu es venue me tendre une planche, je n'ai pas osé monter dessus tout de suite, je ne voyais pas bien l'horizon et j'ai eu peur de me noyer. Rien ne se fait sans obstacles, tu n'as rien forcé, le temps semblait être un ennemi pourtant on a su le prendre et je n'ai rien vu venir. Je me suis hissée doucement d'abord puis j'ai grimpé d'un coup et j'ai depuis sans cesse l'impression de perdre l'équilibre. Mais cette une sensation nouvelle, tout est nouveau et j'aime intensément ce périple en eaux troubles. Il y a de la houle, le vent me coupe le souffle mais tu m'as donné la force de ramer non pas pour me ramener au bord à l'abri mais pour affronter et prendre le large. Tu es là, tu ne t'assis pas à côté de moi pour prendre les commandes, non, toi tu me donnes la pagaie et tu me dis vas-y tu peux y arriver tout en gardant un oeil sur moi. Tu vois pourquoi je veux rester seule sur mon radeau, je comprend quand tu dis que tu aimes naviguer seul, quelque part je me dis que peut-être tu penses à moi en disant ça, que si quelqu'un t'accompagne tu ne pourra plus m'emmener en excursion. Moi c'est la même chose je veux vivre cette expérience avec moi-même mais avec toi pour me guider, aussi loin que tu le voudra, aussi loin que l'on pourra. Tout ce que je veux c'est que cela te rend heureux de surfer sur une même vague glissante, on sait bien tous les deux qu'on peut à tout moment boire la tasse mais on sait aussi que c'est en prenant des risques que l'on atteint le nirvana. 
Je ne me tiens pas encore debout parfaitement mais j'en ai la force, je me sens moins petite fille sans me sentir trop grande à la fois
Alors s'il te traverse encore l'esprit que tu m'empêches de flotter, laisse-moi te dire que je n'ai jamais autant aimé fendre les flots, je garde le cap je tiens fermement la perche, je suis révélée, et si cela paraît illogique, conscient ou inconscient, je ne peux plus rien rater, tu es mon plus bel acte manqué.

A.V

"Les mathématiques sont la seule science où on ne sait pas de quoi on parle ni si ce qu'on dit est vrai." Bertrand Russell.

Je suis un problème non résolu, je suis comme une équation, celle que que vous laissez non terminé sur la copie parce que l'on a beau chercher on ne trouves pas la solution. Suspence.. Par définition, une équation est une égalité qui comporte au moins une inconnue que l’on nomme « x » (on ne nous explique jamais pourquoi d’ailleurs). Pour résoudre une équation, il faut  donc calculer les valeurs de x pour que l'égalité soit vraie autrement dit il faut se creuser la tête pour savoir ce que x représente. Au début ça parait facile, on pense avoir tout compris en lisant l’énoncé, on a bien retenu la leçon et de toute façon c’est censé être la même procédure pour toutes les équations, sauf qu’il arrive que quand tout semble parfaitement se résoudre, il y a comme un blocage inexplicable et ton x il se retrouve comme un con parce qu’on a toujours appris qu’il fallait 'isoler' le x en se débarrassant de ce qui l'entoure. Comme quoi tout ne fonctionne pas comme on nous le dicte, l'application pure et dure n'apporte pas forcément la solution. Hé oui notre ami x bien sympathique il a besoin de se retrouver seul pour exister parmi tous ces chiffres, il se sent trop différent, pas vraiment lui-même alors bon il n'est jamais bien loin il reste dans la légalité derrière son égal malgré qu'il porte un nom plein de sous-entendus obscènes. Ah mais il assume totalement ce côté pervers qui vous prend la tête parce que vous cherchez désespérément à en savoir plus, vous y prenez pour certains du plaisir et pour d'autres c'est une véritable torture. Vous avez voulu suivre la procédure comme la plupart, oui mais non vous êtes tombé sur l’équation redoutable, celle où l'on croit gratter quelques points, celle où l'on perd du temps pour au final ne rien avoir de plus. Il ne faut pas le prendre au premier degré, je crois qu'il y a des x ils se sentent bien comme ils sont, ils n’ont pas envie qu’on devine qui ou quoi se cache derrière, ils se fondent dans la masse de chiffres. On peut toujours relire l’énoncé, abandonner pour aller résoudre d'autres équations on reviens toujours dessus à la fin en espérant que comme par magie on arrive à démasquer x. Suspence.. tant pis c'est la fin de la sonnerie l'examen est à son terme, x restera un mystère, ça lui donne un certain charme, une oeuvre inachevée genre je ne suis pas comme tout le monde. Avec tout ça en y réfléchissant bien une équation signifie que x est une seule et même valeur, je crois que moi je suis plutôt un ensemble de valeurs, donc une inéquation finalement, mais bon je vous épargnerai un autre raisonnement parce qu'en réalité j'ai toujours détesté les maths.

A.V

« Et je m'étais dit qu'une étoile filante, c'était une étoile qui pouvait être belle mais qui avait peur de briller et s'enfuyait le plus loin possible. » Joël Dicker.

Partons laissons-nous guider par le hasard, même dans le brouillard, même s’il est trop tard, après tout, après nous, le destin mène toujours quelque part. J’ai libéré mes ailes, enlevé les punaises pour retracer le ciel, au-delà du réel, bien plus qu’une envie pulsionnelle. Allons-nous réfugier loin de ces êtres qui croient si bien nous connaitre, montrons à tous ces gens qui se privent de leur espoir, que nos sentiments ne se limitent pas à ce qu’ils croient savoir. Je veux vivre le bonheur sans trêve, partons vite vivre nos rêves, je veux voir plus loin encore, grimpons la vie nous écorcher le corps. Ne nous contentons pas d’être spectateur, délivrons-nous de nos peurs, apportons notre témoignage, tournons pas à pas chaque page, traversons sans crainte les âges, faisons des beaux ravages. Défions toutes les contraintes, laissons-nous emporter dans notre étreinte, sur cette route on sera effacer les doutes, chassons les blessures, qui ont trop longtemps cherché notre usure, faisons abstraction du passé, laissons de côté les souvenirs entassés. On ira là où on le peut, là où on est heureux, jusqu’où ça ira, on s’en fou.

A.V

"Moi je m'appelle Lolita Lo ou bien Lola Du pareil au même Moi je m'appelle Lolita Quand je rêve aux loups C'est Lola qui saigne Quand fourche ma langue J'ai là un fou rire Aussi fou qu'un phénomène Je m'appelle Lolita Lo de vie, lo aux amours diluviennes." Lolita - Alizée

Je suis la petite ingénue
De mon bel inconnu
Moi qui m’était perdue
Dans mon esprit parfois tordu
Des mots se sont répandus
En plein corps dans ma poitrine
Nos propres normes que l’on s’endoctrine
Ne s’afficheront pas comme dans une vitrine
On les vit on les respire à pleine narine
On peut m’appeler la petite Lolita
C’est un peu plus adulte que cela
Dans son ciel et bien au-delà
Je reste une señorita
Comme une fleur lors d’une cueillette
Je me suis laissée emporter stupéfaite
Et ce ne serait pas un trouble-fête
Si l’on me nomme ta nymphette
Loin d’être une groupie
Se montrant parfois chipie
Libérant mon âme un peu hippie
Je combat la stéréotypie
Je suis la mystérieuse
Qui se veut discrètement merveilleuse
Avec des envies périlleuses
Tant pis si ça ne fait pas sérieuse
O combien cela peut bien déranger
Ma vie qui pour la plupart n’est pas bien ranger
Dans ce monde qui me semble souvent étranger
Pour rien ni personne je ne voudrai changer.

A.V

« J’ai la conviction qu’on ne choisit pas celui qu’on doit aimer. J’imagine qu’il réalise tous les rêves qu’on a pu faire et qu’il ne ressemble à aucun. Il n’est ni beau, ni laid… ni jeune, ni vieux… assez riche pour vous nourrir, assez pauvre pour vous ruiner… C’est l’homme qu’on attendait et qui vous surprend… qui vous met la main dessus, qui vous emporte et vous torture et vous enchante… et qui vous colle dix ans de plus quand il s’en va ! » On ne joue pas avec l’amour - Sacha Guitry.

C’est par un moment d’égarement que je me suis retrouvée à tendre les bras, sur un chemin non sans encombres j’ai trébuché jusqu’au creux de moi, à l’ombre dans mon cœur je ne savais pas, qu’un sourire accrocheur allait me remettre en émoi. Perdue dans la vallée heureuse, j’ai cherché en vain, à une vie harmonieuse qui chamboulerait à jamais mon destin, c’est ainsi que j’ai voulu chasser le passé en regardant trop le futur, j’ai voulu une vie toute tracée et j’ai foncé droit dans le mur. Et dans un moment d’égarement avant de frôler la crise, j’ai rencontré le présent qui m’a apporté ses surprises, c’est alors que j’ai compris que pour mon bien-être il ne fallait pas regarder droit devant et je me devais de renaître libre comme le vent. L’instant m’a saisi juste à temps pour me faire voir qui je suis, il m’a donné les moyens pour que enfin je m’enfuie, j’ai puisé dans mon passé la force pour affronter le plus dur à venir, ce qui pourrait blesser mon écorce dans mon prochain avenir. J’ai pris une bouffée d’air de la vie, je retiens ma respiration, au grès de mes envies inassouvies je suis avide de ces sensations. Dans le vide je laisse pendre ma tête une brise me coupe le souffle, je pars à la conquête de l’humanité le paysage m’époustoufle. J’ai traversé le miroir dans lequel je ne voyais plus mon reflet, j’ai combattu mon désespoir dissimulé dans mes pamphlets. Les yeux clos je les ai maintenant grand ouverts point de revanche juste la résilience d’avoir trop souffert, de mes entailles il reste des cicatrices mais je suis libérée de mes chaines en dépit de mes prémisses, pour mener cette bataille j’ai déployé mes ailes, au plus profond de mes entrailles pour réaliser mes rêves. Petite fille apeurée avec des bleus au cœur, beaucoup trop tôt écœurée mais j’ai choisi la carte du bonheur. Vers de nouveaux horizons haut en couleur, ma vie comme un grand cabaret, sur la voie de la guérison avec quelque peu les pieds sur terre, un moment je me suis égarée je ne me suis jamais sentie aussi légère.

A.V

« Écoute-moi bien… chaque jour de bonheur nous donne pour l’avenir un jour de bonheur… Mettons-en de côté ! Ne nous quittons jamais, ne devenons jamais méchants, ne nous mentons jamais… avec quelques “jamais” de cette espèce-là… on finit par faire le mot “toujours”. Je suis sûr qu’il y a une très jolie place à prendre, pour deux amants qui ne désirent pas que leur amour soit un sujet de roman, ni un sujet de pendule… Comme les peuples heureux… il faut que notre amour n’ait pas d’histoire… Il faut que les autres n’y comprennent rien ! Tiens… il faut que si un jour un auteur dramatique a l’idée saugrenue de faire une pièce sur nous, sur notre amour… il faut que la critique puisse dire : “Ce n’est pas une pièce… il ne se passe rien… !” » Je t’aime - Sacha Guitry

Hier soir il y a eu des étincelles, une belle explosion
Une nuit où les étoiles ont formé une constellation
La lune a brillé sous la musique d’Indochine
Des caresses filantes qui courbent l’échine
Aux aurores des regards croisés avec le sourire
Pour combler l’absence et le manque à venir
Sur le chemin matinal comme cela est touchant
Le soleil couchant le soleil levant
A travers des bras entrelacés
Dans mon cœur un rayon est passé.

A.V

Et puis j'ai compris que ça ne me quitterai pas, chaque jour, chaque soir pour m'endormir, des paroles, des gestes qui me feront rappeler ces années où j'ai passé à contempler avec désespoir le début de mon existence. J'ai bien essayé d'oublier mais c'est de la naïveté, le cerveau est programmé pour avoir des souvenirs, tu ne peux pas les trier, te dire je garde seulement les meilleurs, appuyer sur un bouton "reset" quand bon te semble. A.V

Je rentre dans la pièce immense il fait relativement chaud, il y a du monde je connais la plupart de ces personnes. Des rencontres faites à différents moments de ma vie, des gens proches, d'autres moins. J'affiche mon plus beau sourire et je m'avance vers la foule je veux ouvrir la bouche pour lancer un bonjour collectif mais je suis bloquée, je n'arrive pas à parler aucun son ne peut sortir, j'ai peur je cours vers un groupe de personnes pour trouver de l'aide mais lorsque je veux saisir le bras de l'une d'elles je passe au travers. Que se passe t-il? La gorge me pique je voudrai pleurer mais mes yeux semblent secs ils me brûlent, j'avance en panique et j'entends quelqu'un crier mon nom, je ne suis donc pas invisible ? J'aperçois une silhouette frêle, elle semble petite avec beaucoup de cheveux blonds, je m'approche elle a un visage pâle, de grands yeux bleus, c'est une petite fille. Je m'approche faiblement, je me sens mal j'ai le coeur qui palpite je l'entend comme s'il était à l'extérieur de ma poitrine, je la reconnais, cheveux au carré crépus, joues roses et bien rondes, c'est moi j'ai 6 ans. Je l'implore du regard cherchant des réponses, qu'est-ce qu'il m'arrive ? Elle m'observe et un léger rictus se dessine sur ses lèvres, elle place un doigt devant sa bouche "shuuuuuut" me chuchote t-elle, elle se retourne, marche vers la porte de sortie je la poursuit place une main sur son épaule, lorsqu'elle me fait face des larmes recouvrent son visage. Je voudrai la prendre dans mes bras, la rassurer mais je suis effrayée je balaye la salle d'un regard et tout ces gens sont en train de parler, de rire, pas une seule personne n'a remarqué notre présence, nous sommes inexistantes. Je prend mon double par la main je veux l'emmener je veux sortir d'ici, j'étouffe je voudrai crier, pourquoi personne ne peut nous voir ? Pourquoi je n'arrive pas à dire un mot?

Soudain les gens viennent former un cercle autour de nous ils sont tout prêt et me fixent, la petite fille a disparu je la cherche mais on m'empêche d'avancer, chacun collent un doigt à leur bouche "sssshut" ce son fait écho dans la pièce, il résonne de plus en plus fort j'ai mal au coeur, ma tête bourdonne. Le sol se met à trembler mes pieds se dérobent, j'entends un bruit de fond il se rapproche, je m'enfonce et tout devient peu à peu flou, les visages se déforment et les sons de plus en plus fort me traversent les tympans. Je tombe dans une spirale, je suis aspirée et ... Driiiiiing driiiiing driiing ! Le réveil me sort du sommeil j'ai mal partout, ce n'était qu'un cauchemar, le reflet de mon inconscient, je m'éveille doucement, quel heure est-il ? 23 ans.

A.V

"L’oiseau à la poitrine percée d’une épine suit une loi immuable ; il ne sait pas ce qui l’a poussé à s’embrocher et il meurt en chantant. A l’instant même où l’épine le pénètre, il n’a pas conscience de la mort à venir ; il se contente de chanter et de chanter encore jusqu’à ce qu’il n’ait plus de vie pour émettre une note de plus. Mais nous, quand nous nous enfonçons des épines dans la poitrine, nous savons. Nous comprenons. Et pourtant, nous le faisons." Les oiseaux se cachent pour mourir.



J'ai fermé les yeux très fort mais même à travers mes paupières je voyais tout, mon cœur tambourinait dans ma poitrine qui prenait les coups j'ai eu si peur à m'en évanouir, je préparais mes armes, j'ai pleuré à en mourir comment est-ce possible de verser autant de larmes. Je tremblais j'avais froid, pourtant j'avais assez de force en moi, avec mon petit corps trapus, si cela pouvait suffir pour essayer de le retenir, j'ai fais ce que j'ai pu.


La terreur paralysante m'empêchant de fuir, je ne peux pas te regarder souffrir, alors je crie et j'hurle mais ça n'impressionne pas alors j'implore, je supplie mais la pitié n'existe pas. Jusqu'où ça va aller ce soir, je suis impuissante alors je me mets à genoux dans le noir, j'attend que le cauchemar cesse, j'attend je ne peux venir en détresse, j'ai si honte à l'intérieur de moi je sens la destruction, tout est parti en éclat il n'y a plus de protection.


J'ai voulu tant de fois être morte sauf qu'il fallait que je sois forte.


On n'oublie jamais rien on vit avec la souffrance, impossible de pardonner mais pour avancer j'ai atteins la résilience.

A.V

" Moi j'aime l'amour. La beauté de l'amour. La liberté de l'amour. J'aime l'idée que rien n'est dû, que l'amour des autres, leur temps, leur attention sont des cadeaux qu'il faut mériter, et non pas auxquels on peut prétendre. Même si on n'est pas vraiment en couple. On est ensemble par choix, pas par devoir." J'ai failli te dire je t'aime - Fédérico Moccia

Ça peut venir comme ça, tu es comme attiré il ne faudrait pas grand chose pour que tu cèdes, ça te tente et tu ne pense qu'à cela, bientôt l'envie devient en réalité un besoin.
D’abord tu as de l’appréhension, c’est vrai tu ne sais pas dans quoi tu t’embarques, est-ce une simple nouvelle lubie ? Que cherches-tu à combler ? Est-ce que ça va te plaire ? Est-ce que c’est vraiment sûr ? N’est-ce pas trop dangereux ? 
Tu te poses mille questions, si c’est vraiment fait pour toi, jusqu'où tu en as envie, si ça ne va pas perturber ta vie, est-ce bien raisonnable ?
Non ça ne l’est pas...
Oui ça l'est ...Puis après tout ...Pourquoi pas ...Et alors ...Non...Oui...Peut-être ...
Tu te dis que tu n’as rien à perdre d’essayer, ou en fait, si tu as tout à perdre, mais peut-être que ça vaudra le coup.
C'est vrai tu t'es tellement de fois casser la figure que bon une cicatrice de plus ou de moins... 
Alors sans prévenir hop tu t'élances, tu fais le grand saut sans réfléchir ou parce que justement tu as trop réfléchis, tu es aspiré, ton cœur se soulève et ton souffle est coupé, tu ne sais pas encore mais tu vas devenir accro à cette sensation. Une dose d’adrénaline, ton corps est transporté c’est une explosion de plaisir, tu as envie de rire, tu as envie de pleurer, parfois tu cries de peur mais aussi de joie. 
Tu ne penses plus à l’atterrissage, que tu peux t'écraser par terre et que ça peut faire très mal, voir même être fatal, puis bon tu as quand même prévu un parachute au cas où. C'est une émotion intense qui te submerge, un tourbillon dans lequel tu te libère complètement, parfois avec prudence, parfois tu te lâches. C'est à la fois puissant et faible, tout autour de toi devient flou et coloré, c'est d'abord saisissant et rapide, puis ça devient léger et tu te laisses flotter.
Appelez ça de l'amour ou une chute libre, c'est à peu près la même chose.      
Peu importe si l'atterrissage sera brutal ou en douceur, avec un tel décollage tu sais que tu n'aura rien à regretter, parce que tu aura cette sensation encore longtemps, tu l'aura même toujours, parce que tout simplement tu aura vécu.

A.V

“L'horizon est dans les yeux et non dans la réalité.” Angel Ganivet.

Elle bouche ses oreilles mais entend, cache ses yeux mais voit, ouvre la bouche mais ne parle pas. Est-elle sourde, aveugle, muette ? Rien de tout cela, elle est juste différente. Dès le début de sa vie elle a fait semblant de paraître, on lui a appris la dissimulation, elle devait ne rien ressentir, du moins c’est l’impression qu’elle devait donner, car au fond d'elle c'était un flot d'émotions, elle ne devait pas montrer ses faiblesses, elle qui était pourtant impuissante. Elle était normale pour la plupart, indifférente pour beaucoup, étrange pour certains, folle pour quelques-uns, hypersensible pour ses proches, elle n'a jamais cherché à ce que l'on découvre qui elle était puisqu'elle se devait d'être transparente, elle ne s'est jamais sentie à sa place parce qu'elle ne l'était pas, enfermée dans une sphère secrète impénétrable. Cette vie imaginée n'était pas la sienne, elle était l'inconnue que tout le monde connaissait, une ombre sur un mur d'une lumière artificielle. La réalité était trop dure, personne n’aurait compris, elle-même ne comprenait pas toujours, derrière ses grands yeux on pouvait parfois lire ses mystères, mais elle savait comment détourner l’attention. Un regard vide qu’elle cherchera sans cesse à combler, donner un sens à des choses qui n'en avait pas, toutes ces années elle a été un spectre d'elle-même. C’est pourquoi aujourd’hui elle sait si bien jouer avec ses émotions, elle sait comment les cacher, les remplacer, elle a l’art de faire croire, la peur, la tristesse, l'angoisse, le dégoût, la jalousie, l'inquiétude, la colère, ce sont surtout les sentiments négatifs qu'elle sait maîtriser, elle sait les montrer quand elle a envie et les masquer quand il le faut mais elle n'imite pas la bonne humeur, ça elle l'a toujours eu malgré tout. Ce n’est en rien une qualité, ce n’est pas un défaut non plus, elle n’avait pas eu le choix, elle aurait simplement voulu apprendre à les contrôler autrement. Maintenant elle essaye d'en retirer le positif, oh ça ne l’a pas fait devenir pour autant moins discrète mais elle n’a plus besoin de faire autant semblant. Puisqu’il y a bien une chose qui est venu changer son existence, un sentiment qu’elle n’avait jamais ressenti, qu’elle n’avait pas eu à cacher puisqu’elle ne le connaissait pas, il lui restera désormais là toute sa vie, alors même si elle doit rester encore trop souvent invisible elle se sent à présent plus que jamais vivante.

A.V

Une nuit, j'ai eu un rêve. Je cheminais sur une plage, côte à côte avec le Seigneur. Je voyais défiler des scènes de ma vie comme un chemin dessiné dans le sable. Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte, la mienne et celle du Seigneur. Je me suis arrêté pour regarder en arrière, et en certains points, au lieu de deux empreintes, il n'y en avait qu'une. Les points à empreinte unique correspondaient aux jours les plus sombres de mon existence. Intriguée, je me retournais vers le Seigneur, : "N'avais-tu pas promis d'être avec nous chaque jour? Pourquoi m'as-tu laissé seule aux pires moments de ma vie, aux jours où j'aurais eu tant besoin de toi?" Et le Seigneur m'a répondu: "Mon enfant, les jours où tu ne vois qu'une trace sont les jours où je t'ai porté." Margaret Fishback Powers.

Un peu comme toi
Je suis née je ne m’y attendais pas
Je suis née en pleurant
Sans savoir pourquoi
Je suis née le cul en avant
A l’envers
De travers
Les yeux ouverts
Un calvaire
Je suis née pour ma mère
Je suis née je n’aurai pas dû
Comme une inconnue
A peine au monde
J’étais déjà perdue
Je suis née sans rien demander
J’aurai préféré ne pas naître
Je suis née pour être
Je suis arrivée en recommandé
Attendue
Je suis née toute nue
Je n’ai rien voulu
C’est du superflu
Je suis née dans la peur
Pour apporter du bonheur
Je suis née avec une armure
Pour venir au secours
Je suis née avec l’amour
Je suis née pour elle
Ni trop laide ni trop belle
Je suis née dans le noir
Pour répandre ma lumière
Non sans désespoir
Comme une prière
Je suis née me voilà
Indépendante, errante, trépidante
Souriante, aimante, vivante
Je suis née pour être blessée
Une période d’essai
Alors
En attendant la mort
Je vis avec joie
Comme toi
En route pour l’aventure
Avec désinvolture
Je suis née pour subir
Pour souffrir
Pour courir
Pour jouir
Aux éclats de rire
Je suis née pour écrire
Je suis née pour mourir

A.V

"Longtemps, mon seul but dans la vie était de m'autodétruire. Puis, une fois, j'ai eu envie de bonheur. C'est terrible, j'ai honte, pardonnez-moi : un jour, j'ai eu cette vulgaire tentation d'être heureux. Ce que j'ai appris depuis, c'est que c'était la meilleure manière de me détruire." Frédéric Beigbeger.

Partons vivre notre propre histoire, celle que l'on écrit chaque jour à l'encre de nos âmes, sans trop savoir mais avec sincérité, vivons d'amalgame et d'authenticité. Donnons un sens au temps qui passe, partons à la conquête en laissant notre trace comme des comètes, créons notre univers avec une infinité d'étoiles. Balayons par un regard les illusions, ne nous laissons pas corrompre par les dissuasions, montrons que ce qui nous anime c'est la passion et laissons-nous guider par le hasard, même dans le brouillard, il n'est jamais trop tard, après tout, après nous, le destin mène toujours quelque part. Avant que le jour se lève, libérons nos ailes, l'âme en éveil pour retracer le ciel, au-delà du réel, déployons les moyens pour s'envoler vers le soleil. Continuons si tu le veux bien, loin des tracas du quotidien, vivons chaque jour comme une aventure, accélérons le pas à nous créer des courbatures, faisons même un instant les enfants immatures en faisant de notre existence une joyeuse caricature. Allons-nous réfugier loin de ces êtres qui croient si bien nous connaitre, montrons à tous ces gens qui se privent de leur espoir, que nos sentiments ne se limitent pas à ce qu’ils croient savoir. Agrippons-nous au bonheur sans trêve pour réaliser quelques-uns de nos rêves, allons même plus loin encore, grimpons la vie à nous écorcher le corps. Ne nous contentons pas d’être spectateur, apportons notre témoignage, de notre scénario soyons acteur et tournons pas à pas chaque page, traversons les chapitres sans craindre les âges, faisons de notre existence un flot de ravages. Défions toutes les contraintes, laissons-nous emporter dans notre étreinte, sur cette route on sera effacer les doutes, chassons les blessures qui ont trop longtemps cherché notre usure, faisons abstraction du passé, laissons de côté les souvenirs entassés. On ira là où on le peut, là où on est heureux, on ne sait pas jusqu'où, mais qu'importe on tiendra jusqu'au bout. Donnons-nous ce droit, rien ne sera perdu puisque rien n'est prévu, c'est enrichissant je crois, la ruée vers l'inconnu. Ouvrons-nous au monde, prouvons à tous que nos relations sont profondes, donnons-nous la chance d'une nouvelle amorce, savourons chaque moment de toutes nos forces. On sera bien se défendre, contre tous ces gens qui ne peuvent pas comprendre, contre ceux qui pensent nous méprendre, on effacera tout pour tout réapprendre. On chassera ce qui ce mettent au travers de notre chemin ces mauvais esprits qui pensent savoir de quoi sera fait demain, on sera affronter les mépris, et même si on fait des erreurs, on a déjà fait et on en refera, pour profiter du bonheur je sais qu'il en faudra, on pourra bien dire qu'on est fou, on laissera vaciller nos coeurs et ça vaudra le coup. Allez on y va, dessinons encore notre destin en dépassant les lignes, pas à pas, sans consigne, continuons à nous évader dans les airs, défions les lois de l'apesanteur, étouffons les rumeurs, faisons les taire, on a rien à prouver, on a personne à plaire, respirons la vie comme une bouffé d'oxygène, et tout ce que l'on peut éprouver on le fera sans gènes.

A.V

"Notre amour est beau car il est impossible, tu le sais très bien. Le jour où je serai disponible, tu ne seras plus amoureux de moi." L'amour dure trois ans - Frédéric Beigbeger.

La lumière réchauffe cette journée torride
La jouissance défile et nous déride
Les minutes me paraissent des années
Quand le cœur se laisse doucement aller

J'ai les sentiments qui dérivent
Si de ta tendresse tu me prives
Je suis une sensible inoffensive
Qui a besoin d'aventure explosive

Allez viens on recommence
On se laisse toujours une chance
Sous le soleil du printemps profitons du moment
Les rayons ont rarement été aussi éclatant
Je sais qu'on ne peut jamais remonter le temps
Pourquoi ne pas apprendre à s'aimer au présent ?

Et qui peut dire ce que l’avenir prendra comme tournure
A toujours vouloir faire des projets avec tant d'envergure
On avance vers des rêves sans que rien n’est vraiment sûr
Alors qu'un peu chaque jour on peut construire le futur

Essayons encore d'être heureux on le fait plutôt bien
Finalement il en faut peu pour combler nos besoins
Et quand je vois nos sourires peu de choses ne me retient
Je me dis que puisque cela suffit alors ne changeons rien

Inspiration : Kendji Girac - Ariana Grande "One Last Time"

A.V

"La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, c'est d'apprendre à danser sous la pluie." Sénèque.

La nature se déchaîne, la tempête bat son plein, 
J'ai le vent en poupe plus rien ne me retient,
Ça souffle dehors et dans mon coeur c'est le déluge,
Point de résistance à cette bourrasque c'est une force centrifuge,
Il pleut à seaux subitement mais c'est une belle averse,
Puis vient une éclaircie, pendant cette accalmie je tergiverse,
Le soleil perce pour dévoiler ces secrets un rayonnement dans ma vie,
Mais ne dit-ont pas que parfois, ce sont dans les secrets qu'opère la magie...


A.V