jeudi 11 août 2016

Je veux continuer de vivre cette vie déchaînée, plus rien ne me retient j’ai libéré mon âme enchaînée, je veux continuer de croire à la bonté humaine, je diffuserai sans épuisement mes appels contre la haine. Devant tous ces paysages je veux continuer de m’extasier, que chaque jour d’avantage je ne sois plus jamais rassasier. Sous l’averse je veux continuer de rire et me plaindre parce que le manque de soleil se fait sentir, je veux boire un café avec lui sous la pluie, que nos sourires font guises de parapluie, je veux me balader encore sur la plage avec elle et regarder les chiens courir dans un paysage virtuel. Je veux danser encore sur une terrasse, je veux continuer de chanter avec lui et qu’il m’embrasse. Je veux prendre mon vélo et aller n’importe où, pousser des petits cris quand je descends vite sur les cailloux, observer les beautés de la nature, je veux continuer de voir la vie comme une aventure. Je veux continuer à me baigner dans la mer un soir de pleine lune, je veux savoir m’éclater même quand j’ai plus une thune, qu’il m’invite souvent à boire une bonne bière et qu’après on délire en oubliant les bonnes manières. Je veux partir faire une course avec elle, qu’on refait le monde pendant 20km avec nos idées irréelles, puis qu’on rit comme des folles quand les gens pensent qu’ensemble on batifole. Je veux continuer avec elle de monter dans des manèges et que malgré son âge c’est elle qui me protège, je veux ne jamais effacer mes souvenirs, qu’ils viennent me bercer les soirs où j’ai dû mal à dormir. Je veux que le ciel soit mon guide spirituel, je veux que mon existence soit une renaissance perpétuelle, je veux traiter l’avis des autres avec respect, tant que leurs opinions vont dans le sens de la paix. Je veux continuer d’ignorer les critiques sans importance, car divulguer sur les autres est le summum de l’ignorance, je veux m’amuser de toutes les rumeurs, je veux continuer de croire que l’amour soit le chemin du bonheur. Je veux continuer à parler avec elles durant des heures, à se raconter de loin nos vies sans aucune pudeur, je veux continuer d’écrire et partager, je veux me marier avec la vie sans avoir à m’engager. Je veux continuer d’arriver certains matins la tête dans les nuages, et me faire engueuler parce que j’ai pas bien fait mon démaquillage, je veux continuer de plonger dans les regards, de deviner tout ce que j’aimerai savoir. Je veux continuer d’aimer et de découvrir, d’alimenter ma curiosité mais de ne jamais l’assouvir, je veux continuer d’avoir vraiment mal à la tête à trop penser et réfléchir ou parce que j’ai un peu trop fait la fête. Je veux me prélasser sur du béton avec eux, et qu’on se dit que finalement on est pas si malheureux, je veux me baigner alors que l’eau est froide, et me réchauffer avec une bonne partie de rigolade. Je veux partir dormir avec elles dans un camion pour jouer les enfants terribles qu’on mettrait en pension, je veux continuer les pique-niques sur le sable, d’être trop souvent d’une gentillesse vulnérable. Et je veux retrouver parfois ma solitude juste pour me dire que continuer mon bonheur avec eux est une certitude.

vendredi 5 août 2016

Ton parfum sous ma peau tu vis dans chaque pore de ma chair, tu te diffuse dans tout mon corps je sens ton effluve me traverser comme une douce odeur sucré.
Je viens t'offrir mon délicat breuvage et qu'importe le flacon mon amour je suis ta source d'allégresse, abreuve toi de ma jouvence, épanche ta soif de vivre. Goûte ma saveur sur ta langue je m'éparpille je descend hydrater ta gorge chaude, tu salives avide de mon élixir régale toi de moi. 
J'aime être le breuvage qui calme ton inassouvie, je me délecte de chaque parcelle de ton corps pour te raviver, je suis un nectar accoutumé.

J'sais pas comment faire j'ai peur de m'endormir mes rêves sont menacées, il y a de trop de souvenirs dans ma tête de ces nuits violacées. J'fais comment maintenant dis-moi ? Il faut que je vive avec ça, chaque jour j'essaye je te jure, j'remplis avec des sourires toutes mes fêlures. J'ai de la culpabilité qui déborde dans le coeur, je devrai t'en vouloir pourtant j'veux ton bonheur, toi qui m'a tant fait mal j'ai l'impression d'être brisée jusqu'aux glandes lacrymales. T'arrives encore pourtant à m'faire pleurer, quand j'te vois si faible avec ton air apeuré, pourquoi tu me fais toujours de la peine ? J'ai pas d'amour, j'ai pas de haine. J'sais pas qualifier ce que je ressens, quand j'te regarde je vois sans cesse tes yeux rouge-sang, puis tu fais tellement d'effort, j'sais pas pardonner j'trouve pas de réconfort mais j'voudrai juste avancer, que quand j'te parle j'ai pu toutes ces arrières pensées. T'imagine pas les cauchemars qui me hante, chaque matin j'me réveille avec des plaies béantes, on pourra jamais renouer c'est pas possible, face à tes mots en détresse et à tes gestes presque de tendresse j'reste quand même pas insensible. 

J'ai accepté, j'ai tué cette idéalisation que j'espérais tant de toi, de l'enfance que je n'ai pas eu, de tous ces espoirs que j'ai perdu, je me suis pardonnée à moi-même d'avoir toujours culpabilisé, de mettre infligée une violence que je pensais méritée. On aura jamais de relation fusionnelle, on ne l'a jamais eu. Mais est-ce une raison de se dire que l'on est définitivement perdu ? 

Ce n'est pas de ma faute, je l'ai compris. Il n'y a pas de vie sans faute, je l'ai appris. Je n'ai pas d'amour pardonne-moi mais je n'ai plus de colère et tu vois malgré tout je te considère ...

Comme je t'aime mon ciel infini je n'aurai jamais cru atteindre avec toi cette étoile qui semblait s'éloigner, mon ange déchu je t'ai ravivé, oh comme je tiens tant à t'accompagner ! 

L'amour que je te porte est plus grand que l'univers il t'a renversé toi qui a le coeur entrouvert, tu m'offres une histoire qui ne tombera pas dans l'oubli, je te donne un amour qui ne sera jamais affaibli. 

Et on ne se promet rien, on se le prouve chaque jour au quotidien.

Nous deux c'est différent des autres, on est comme deux entités, notre histoire est la nôtre, on a construit notre identité. 

Nous deux on a mis du temps et quel parcours du combattant ! Mais on se l'avoue maintenant, mon amour comme on s'aime tant...